Wahib Zannad : Artiste-Peintre Tunisien Émergent

Wahib Zannad incarne une synthèse rare entre rigueur architecturale et sensibilité picturale. Né à Paris en 1979, cet artiste-peintre tunisien a développé depuis les années 2010 une œuvre singulière qui revisite les traditions de la peinture méditerranéenne à travers un prisme contemporain. Diplômé en arts plastiques et en architecture, il fonde le Studio Z à…

Découvrez Wahib Zannad, artiste-peintre tunisien né en 1979, dont l’œuvre conjugue architecture et émotion pour capturer l’essence méditerranéenne. Portrait, expositions, style pictural et cote sur le marché de l’art.


Découvrez Wahib Zannad, artiste-peintre tunisien né en 1979, dont l'œuvre conjugue architecture et émotion pour capturer l'essence méditerranéenne. Portrait, expositions, style pictural et cote sur le marché de l'art.

Portrait

Wahib Zannad incarne une synthèse rare entre rigueur architecturale et sensibilité picturale. Né à Paris en 1979, cet artiste-peintre tunisien a développé depuis les années 2010 une œuvre singulière qui revisite les traditions de la peinture méditerranéenne à travers un prisme contemporain. Diplômé en arts plastiques et en architecture, il fonde le Studio Z à La Marsa en 2012, pour y exercer ses activités d’architecture et de design. Sa démarche artistique se caractérise par une approche émotionnelle de la couleur et de la lumière, des portraits empreints de dignité, des paysages singuliers et des scènes urbaines vibrantes qui capturent l’âme des médinas tunisiennes. Exposant régulièrement depuis 2010, Wahib Zannad s’impose progressivement sur le marché de l’art tunisien et international, porté par des galeries de référence comme Archivart et une présence croissante dans les ventes aux enchères.


L’Émergence d’une Voix Singulière

Dans le paysage artistique tunisien contemporain, certaines voix s’élèvent avec une discrétion qui n’a d’égale que leur force expressive. Wahib Zannad appartient à cette catégorie d’artistes dont l’œuvre se déploie loin des effets de manche, privilégiant la profondeur à l’ostentation, l’émotion authentique au commentaire théorique. Depuis son atelier de Sidi Bou Saïd, ce village maraboutique blanc et bleu suspendu au-dessus de la Méditerranée, l’artiste développe une peinture qui dialogue avec la lumière, le temps et la mémoire des lieux.

Né à Paris en 1979 de parents tunisiens, Wahib Zannad incarne cette génération d’artistes transculturels pour qui l’identité ne se définit pas par une appartenance univoque mais par la richesse des influences croisées. Son parcours témoigne d’une quête constante d’équilibre entre différents univers : la France et la Tunisie, l’architecture et la peinture, la tradition et la modernité. Cette multiplicité ne génère aucune dilution ; au contraire, elle nourrit une œuvre d’une remarquable cohérence, ancrée dans une vision méditerranéenne profondément personnelle.

Une Double Formation, Une Vision Unifiée

L’Architecture comme Fondement

Le parcours académique de Wahib Zannad révèle une ambition intellectuelle peu commune. Diplômé de l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Tunis en 2006, il poursuit sa formation en obtenant un diplôme national d’architecte à l’Université Ibn Khaldoun en 2011. Cette double compétence n’est pas anecdotique ; elle constitue le socle même de sa démarche artistique.

L’architecture lui apporte une compréhension structurelle de l’espace, un sens aigu des proportions et de l’équilibre qui transparaît dans chacune de ses compositions. Ses toiles révèlent cette intelligence constructive : les masses s’organisent avec précision, les perspectives s’articulent selon une logique rigoureuse, les vides dialoguent avec les pleins dans une chorégraphie maîtrisée. Pourtant, jamais cette rigueur architecturale ne bride l’élan émotionnel. Elle offre au contraire un cadre dans lequel la spontanéité peut s’exprimer pleinement.

Cette formation d’architecte influence également son rapport à la lumière. Wahib Zannad ne peint pas la lumière comme un phénomène décoratif mais comme un élément architectural à part entière, capable de modeler l’espace, de révéler les volumes, de créer des ambiances. Dans ses scènes de paysage, de médina ou de portrait, la lumière n’éclaire pas simplement les personnages et les architectures ; elle les sculpte, définit leurs contours, crée des zones d’ombre et de clarté qui structurent la composition aussi sûrement que les lignes de fuite.

L’Expérience Dakaroise : Un Tournant Décisif

Avant de s’installer définitivement en Tunisie, Wahib Zannad effectue un séjour de deux ans à Dakar, au Sénégal, au début des années 2000. Cette immersion dans la capitale sénégalaise marque un tournant décisif dans son orientation artistique. L’effervescence créative de la scène dakaroise, la vibration des couleurs sous la lumière africaine, l’intensité des visages et des caractères dans l’espace public nourrissent durablement son imaginaire.

Dakar lui offre également une distance critique vis-à-vis des codes académiques européens. Loin des musées et des références canoniques, il peut développer un regard personnel, une approche intuitive de la peinture qui privilégie l’émotion directe à la démonstration savante. Cette expérience africaine résonne profondément avec son héritage méditerranéen, créant des ponts entre différentes traditions visuelles du Sud.

De retour en Tunisie en 2002, il installe son atelier à Sidi Bou Saïd dans la maison familiale, créant ainsi les conditions d’une pratique artistique régulière et approfondie.


Parcours Professionnel et Espace de Création

Le Studio Z : Architecture et Design (2012-2017)

En 2012, Wahib Zannad fonde le Studio Z à La Marsa, une société d’architecture et de design qui concrétise sa double expertise. Cette entreprise lui permet d’exercer son métier d’architecte tout en maintenant un lien étroit avec la création. Le Studio Z opère jusqu’en 2017, année où Wahib décide de se consacrer à l’enseignement en devenant professeur, ce qui l’amène à fermer la société.

L’Atelier de Sidi Bou Saïd : Un Ancrage Familial

Parallèlement à ses activités professionnelles, Wahib Zannad peint depuis son retour de Dakar dans un atelier qu’il a aménagé à Sidi Bou Saïd, dans la maison familiale de ses parents. Ce lieu intime et chargé d’histoire devient son véritable laboratoire artistique, l’espace où se déploie sa pratique picturale loin des contraintes professionnelles.

Le choix de Sidi Bou Saïd comme lieu de vie et de création n’est pas anodin. Ce village emblématique, avec ses maisons blanches aux portes bleues, ses ruelles en escalier et ses panoramas sur le golfe de Tunis, a attiré depuis plus d’un siècle de nombreux artistes. Paul Klee, August Macke, Louis Moillet y ont séjourné en 1914, captivés par la qualité exceptionnelle de la lumière. Albert Marquet, le grand peintre fauve français, y a également trouvé refuge dans les années 1920, produisant des vues marines d’une sérénité contemplative.

En installant son atelier dans la maison familiale dès 2002, Wahib Zannad s’inscrit dans cette généalogie artistique tout en bénéficiant d’un ancrage personnel et affectif profond. L’atelier devient le lieu de toutes les expérimentations, celui où germent les œuvres qui seront ensuite exposées dans les galeries tunisiennes et internationales.

Engagement Pédagogique

En 2017, Wahib Zannad fait le choix de s’orienter vers l’enseignement, devenant professeur. Cette décision l’amène à fermer le Studio Z, sa société d’architecture et de design à La Marsa, pour se consacrer à la transmission. Ce choix témoigne d’une maturité artistique et d’un désir de partager son expérience avec les nouvelles générations. La pratique pédagogique enrichit en retour sa propre démarche créative, l’obligeant à formaliser ses intuitions et à théoriser sa pratique.

Résonances avec Albert Marquet

La comparaison avec Albert Marquet s’impose naturellement lorsqu’on observe certaines œuvres de Wahib Zannad. Comme le peintre bordelais, l’artiste tunisien cultive une économie de moyens, une apparente simplicité qui dissimule une grande sophistication technique. Les deux partagent un amour pour les vues en plongée sur les ports et les marines, une fascination pour les reflets sur l’eau, une palette épurée dominée par les bleus, les blancs et les verts.

Albert Marquet, visiteur régulier de Sidi Bou Saïd dans les années 1920 et 1930, a produit des vues du port de La Goulette et de la baie de Tunis d’une modernité saisissante. Ses compositions dépouillées, son sens de la synthèse, sa manière de suggérer plutôt que de décrire trouvent un écho dans certaines marines de Wahib Zannad. Toutefois, là où Marquet privilégiait une vision distanciée, presque neutre, Zannad injecte une charge émotionnelle plus intense, une vibration chromatique qui trahit son tempérament expressionniste.


Une Écriture Picturale Entre Tradition et Modernité

Le Portrait comme Révélation

Au cœur de la pratique de Wahib Zannad se trouve le portrait. Ses séries consacrées aux habitants des médinas tunisiennes révèlent une approche profondément humaniste. Loin des clichés orientalistes ou du pittoresque touristique, l’artiste capture la dignité de ses modèles, leur présence silencieuse, leur inscription dans un temps qui échappe à l’agitation contemporaine.

Ces portraits évoquent parfois l’intensité psychologique de Lucian Freud, autre référence pertinente pour comprendre le travail de Wahib Zannad. Comme le peintre britannique, l’artiste tunisien explore la matérialité des visages et des corps, leur poids, leur texture, leur présence charnelle. La touche est visible, épaisse parfois, affirmant la matérialité de la peinture. Les chairs ne sont pas idéalisées mais rendues dans leur vérité, avec leurs imperfections, leurs rides, leurs traces de vie.

Cependant, contrairement à Freud dont les portraits peuvent atteindre une cruauté clinique, Zannad maintient une empathie constante vis-à-vis de ses sujets. Ses « Enfants des faubourgs » (2017), série remarquée pour sa force émotionnelle, montre des visages empreints de gravité mais aussi d’une beauté intérieure bouleversante. L’artiste ne cherche pas à dénoncer ou à documenter une condition sociale ; il célèbre la résistance poétique de l’humain face à l’adversité.

Expressionnisme Méditerranéen

Si Wahib Zannad s’inscrit dans une filiation expressionniste, son expressionnisme est contenu, maîtrisé, méditerranéen. Il ne verse jamais dans la gesticulation ou l’excès. La vibration chromatique, le geste spontané existent mais toujours tempérés par ce sens de l’équilibre hérité de sa formation d’architecte.

Ses scènes urbaines de Tunis, de Djerba ou de Sidi Bou Saïd captent l’effervescence des ruelles, le mouvement des silhouettes, la chaleur vibrante de l’air méditerranéen. La palette se réchauffe, les ocres et les rouges dialoguent avec les bleus profonds, créant une harmonie chromatique qui évoque autant les maîtres fauves que la tradition tunisienne classique.

Car Wahib Zannad dialogue consciemment avec l’héritage de la peinture tunisienne. Les figures tutélaires de l’École de Tunis – Yahia Turki, Ammar Farhat, Abdelaziz Gorgi – ont établi dans les années 1940-1960 une synthèse entre modernisme européen et sensibilité méditerranéenne. Wahib Zannad hérite de cette ambition synthétique tout en la réactualisant pour le XXIe siècle. Sa peinture ne cherche pas à imiter les ancêtres mais à poursuivre leur conversation avec la lumière, la couleur et l’espace méditerranéens.

Philosophie Artistique : La Peinture comme Symphonie

L’Émotion Avant le Concept

Wahib Zannad développe une vision de la peinture qui privilégie l’expérience esthétique immédiate au commentaire intellectuel. Pour lui, une œuvre doit parler au cœur avant de s’adresser à l’esprit. Il compare volontiers la peinture à la musique, évoquant la symphonie, la mélodie, la poésie. Cette analogie musicale n’est pas métaphorique ; elle structure réellement sa pratique.

Comme un compositeur organise les hauteurs, les timbres et les rythmes, Zannad orchestre les couleurs, les formes et les valeurs. Le rythme visuel devient essentiel : répétition de motifs, alternance de zones denses et aérées, cadences chromatiques qui guident l’œil à travers la composition. L’harmonie ne résulte pas d’un calcul froid mais d’une sensibilité intuitive, d’une écoute attentive des correspondances entre les éléments.

Cette approche trouve sa source dans la théorie des correspondances chère à Baudelaire et aux symbolistes. Pour Wahib Zannad, couleurs, formes et valeurs ne sont pas des éléments autonomes mais des forces en relation, capables de générer des résonances émotionnelles. Le sujet représenté – portrait, paysage ou scène urbaine – n’est qu’un prétexte à cette expérimentation sensible.

Silence et Contemplation

L’exposition « Dans l’intimité de la contemplation », présentée à l’Archivart Gallery de La Marsa en 2025, cristallise cette philosophie. Le titre lui-même programme une expérience : franchir un seuil intérieur, entrer dans un espace mental propice à la contemplation silencieuse. À contre-courant d’un monde saturé d’images et de discours, Wahib Zannad propose des œuvres qui invitent à ralentir, à regarder longuement, à s’abandonner à la pure perception.

Cette dimension contemplative rapproche paradoxalement Wahib Zannad de certains maîtres de l’abstraction méditative, bien que son travail demeure figuratif. Comme Rothko cherchait à créer des espaces de silence coloré, Zannad élabore des images qui, malgré leur référence au réel, génèrent des zones de quiétude, des respirations visuelles où le regard peut se poser et se reposer.

Expositions Majeures et Évolution

« Djerba — Entre terre et mer » (2016)

Cette exposition marque une étape importante dans l’exploration par Wahib Zannad des paysages insulaires tunisiens. Djerba, île du Sud-Est tunisien, offre des lumières et des atmosphères distinctes de celles de la région tunisoise. Les plages immenses, les palmeraies, les villages blancs sous le soleil implacable nourrissent une série d’œuvres où la terre et la mer dialoguent dans une fusion chromatique subtile.

L’artiste y développe une attention particulière aux transitions, aux zones limites où un élément se transforme en un autre. Les horizons se dissolvent dans des brumes de chaleur, les reflets marins fragmentent les architectures, créant des compositions quasi abstraites malgré leur ancrage référentiel.

« Les enfants des faubourgs » (2017)

Cette exposition constitue probablement le moment le plus intense de la pratique portraitiste de Wahib Zannad. Consacrée aux enfants des quartiers populaires de la médina de Tunis, elle révèle une maturité artistique remarquable. Les portraits, d’un grand format pour plusieurs, imposent une présence frontale, un face-à-face avec le spectateur qui ne tolère ni condescendance ni voyeurisme.

Les visages des enfants portent une gravité qui dépasse leur âge. Wahib Zannad ne les infantilise pas, ne les folklorise pas. Il les montre dans leur humanité pleine et entière, avec leurs questionnements, leurs espoirs, leurs blessures invisibles. La palette se fait plus sombre, plus terreuse, les contrastes s’accentuent. Certains critiques ont souligné la parenté avec les portraits d’enfants de Chaïm Soutine, autre expressionniste de la dignité des humbles.

« Méditerranée » (2019)

Présentée à la Galerie municipale Hédi Turki de Sidi Bou Saïd, cette exposition d’envergure rassemble plus de 70 œuvres – huiles, aquarelles et croquis – offrant une vision panoramique du travail de Wahib Zannad. Le titre, « Méditerranée », annonce l’ambition : saisir non pas un lieu spécifique mais une essence, un esprit commun aux rivages de cette mer intérieure.

L’exposition révèle la diversité technique de l’artiste. Les huiles déploient des compositions amples, structurées, travaillées en atelier. Les aquarelles, plus spontanées, captent des impressions fugaces, des variations lumineuses, des atmosphères éphémères. Les croquis, enfin, témoignent du travail préparatoire constant, de l’observation patiente qui précède la création en atelier.

Cette présentation permet également de mesurer la cohérence stylistique de Wahib Zannad. Malgré la diversité des sujets et des techniques, une même sensibilité traverse l’ensemble : ce rapport particulier à la lumière méditerranéenne, cette manière de faire vibrer les couleurs, cette attention portée aux silhouettes humaines qui animent les espaces.

« Dans l’intimité de la contemplation » (2025)

L’exposition la plus récente marque peut-être un tournant vers une intériorité accrue. Les œuvres présentées à l’Archivart Gallery semblent explorer davantage les états d’âme, les moments suspendus, les instants de grâce silencieuse. La dimension narrative s’efface au profit d’une pure présence picturale.

Certaines toiles frôlent l’abstraction par la simplification des formes et l’intensification des rapports chromatiques. Wahib Zannad semble atteindre cette maturité artistique où le sujet devient réellement secondaire, où la peinture s’affirme comme expérience autonome. Les titres eux-mêmes, plus évocateurs que descriptifs, invitent à une réception méditative plutôt qu’à une lecture littérale.

Inscription sur le Marché de l’Art

Galeries et Représentation

Wahib Zannad bénéficie d’une représentation de qualité qui témoigne de sa reconnaissance progressive. La Galerie Archivart, située à La Marsa dans la banlieue huppée de Tunis, s’est imposée comme l’une des références du marché de l’art tunisien contemporain. Dirigée par des professionnels exigeants, elle accompagne des artistes établis et des talents émergents dans une programmation cohérente.

La présence de Wahib Zannad dans les catalogues de Marsa Enchères, principale maison de ventes aux enchères spécialisée en art tunisien, constitue un autre indicateur de sa légitimation marchande. Marsa Enchères organise plusieurs ventes annuelles qui font référence pour établir les cotes des artistes tunisiens. La participation de Wahib Zannad à ces ventes signale l’intérêt des collectionneurs pour son travail.

La Galerie Alexandre Roubtzoff, qui porte le nom du célèbre peintre russe installé en Tunisie au début du XXe siècle, inclut également Wahib Zannad dans son catalogue, renforçant cette inscription dans le circuit des galeries tunisiennes de premier plan.

Valeur et Cotation

Bien que les prix de vente spécifiques demeurent souvent confidentiels sur le marché tunisien, certains éléments permettent d’appréhender la valorisation du travail de Wahib Zannad. L’œuvre « Le dernier conseil à Alya », huile sur toile de format carré important (123 x 123 cm), a été proposée lors d’une vente aux enchères, attestant de l’intérêt pour ses grands formats.

La cote d’un artiste de la génération de Zannad, actif depuis une quinzaine d’années avec une production régulière et des expositions de qualité, se situe généralement dans une fourchette permettant l’acquisition par des collectionneurs privés tunisiens et internationaux. Les formats moyens (50 x 70 cm) se négocient probablement dans un registre accessible aux collectionneurs débutants, tandis que les grandes compositions peuvent atteindre des valorisations plus élevées.

Le marché tunisien connaît depuis plusieurs années un dynamisme croissant, porté par une nouvelle génération de collectionneurs locaux et un intérêt international renouvelé pour les scènes artistiques africaines et méditerranéennes. Dans ce contexte favorable, des artistes de la qualité de Wahib Zannad bénéficient d’une attention accrue et d’une progression régulière de leur cote.

Collections Privées

Les œuvres de Wahib Zannad figurent dans plusieurs collections privées en Tunisie et en Europe. Cette présence dans des collections européennes témoigne d’un rayonnement dépassant les frontières tunisiennes. Les collectionneurs français, en particulier, manifestent un intérêt traditionnel pour l’art tunisien, héritage des liens historiques entre les deux pays.

La constitution progressive d’une collection d’œuvres de Wahib Zannad dans différentes collections privées contribue à établir sa notoriété et à stabiliser sa cote. Chaque acquisition par un collectionneur reconnu renforce la légitimité de l’artiste et encourage d’autres achats.

Influences et Filiations Artistiques

L’Héritage de l’École de Tunis

Impossible de comprendre pleinement le travail de Wahib Zannad sans le situer dans la continuité de Maîtres tunisiens tel Aly Ben Salem etbien sûr de l’École de Tunis. Ce mouvement, né dans les années 1940 autour de figures comme Pierre Boucherle et développé par des artistes tunisiens tels que Yahia Turki, Ammar Farhat ou Abdelaziz Gorgi, a établi une synthèse originale entre modernisme européen et sensibilité locale.

Wahib Zannad hérite de cette École plusieurs principes fondamentaux : le primat de la lumière méditerranéenne, l’attention aux scènes de vie quotidienne, le refus de l’orientalisme stéréotypé, la recherche d’une modernité ancrée dans un territoire spécifique. Comme ses prédécesseurs, il ne cherche pas à singer les avant-gardes européennes mais à développer un langage pictural authentiquement tunisien et néanmoins universel.

Dialogue avec le Fauvisme

La référence au fauvisme s’impose également. Henri Matisse, lors de son séjour tunisien de 1912-1913, a produit certaines de ses œuvres les plus radicales en termes de couleur pure. Cette libération chromatique a profondément marqué la peinture tunisienne. Wahib Zannad s’inscrit dans cette filiation chromatique tout en tempérant l’outrance fauve par une sensibilité architecturale plus mesurée.

Albert Marquet, compagnon de route du fauvisme avant d’évoluer vers un style plus apaisé, constitue une référence particulièrement pertinente. Ses séjours tunisiens ont généré des œuvres d’une modernité sobre où la couleur, bien que simplifiée, conserve une justesse atmosphérique remarquable. Wahib Zannad partage avec Marquet ce goût pour les compositions épurées, les points de vue en hauteur sur les ports et les marines, les palettes dominées par les bleus et les gris lumineux.

Résonnances Expressionnistes

L’expressionnisme constitue l’autre pôle majeur de référence. Non pas l’expressionnisme allemand dans sa dimension tragique et tourmentée, mais plutôt un expressionnisme méditerranéen, solaire, qui privilégie l’intensité émotionnelle sans sombrer dans l’angoisse. Chaïm Soutine, peintre de l’École de Paris d’origine lituanienne, offre un parallèle intéressant par sa manière de conjuguer violence du geste et quête de beauté, empâtements tourmentés et harmonies chromatiques raffinées.

Lucian Freud, déjà évoqué, partage avec Wahib Zannad cette attention à la présence charnelle des modèles, à la matérialité des corps et des visages. Cependant, là où Freud développait une vision parfois impitoyable, Zannad maintient une empathie constante, une bienveillance qui n’exclut pas la lucidité.

Une Vision Profondément Humaniste

Dignité et Poésie du Quotidien

Au-delà des considérations stylistiques et des filiations artistiques, le travail de Wahib Zannad se distingue par une qualité rare : l’humanisme. Ses portraits, ses scènes urbaines, ses paysages sont habités par une présence humaine, même lorsque les figures sont absentes. Cette présence se manifeste dans les traces d’usage, les architectures façonnées par des générations d’habitants, les lumières qui rythment la vie quotidienne.

L’artiste ne cherche jamais à embellir artificiellement son sujet ni à le dégrader pour en faire un objet de compassion. Il le montre dans sa vérité, avec ses imperfections et sa beauté intrinsèque. Les enfants des faubourgs ne sont ni misérabilistes ni idéalisés ; ils sont montrés dans leur dignité pleine et entière, porteurs d’une poésie qui transcende leurs conditions de vie.

Cette approche humaniste s’inscrit dans une longue tradition méditerranéenne qui, de Giotto à Caravage, de Velázquez à Goya, a toujours privilégié la figure humaine comme sujet central de l’art. Wahib Zannad réactualise cette tradition pour notre époque, prouvant que le portrait et la scène de genre conservent une pertinence et une force émotionnelle intactes.

Mémoire et Transmission

Le travail de Wahib Zannad s’inscrit également dans une démarche mémorielle. Ses représentations des médinas tunisiennes, de Sidi Bou Saïd, de Djerba documentent des mondes menacés par la modernisation accélérée. Sans nostalgie passéiste, il fixe des atmosphères, des lumières, des présences humaines qui risquent de disparaître.

Cette dimension documentaire ne relève pas du folklore ou de la conservation patrimoniale au sens étroit. Elle participe d’une réflexion plus large sur la transmission, sur ce que nous choisissons de garder de nos héritages. En peignant les enfants des faubourgs, les ruelles de la médina, les paysages et ports méditerranéens, Wahib Zannad constitue une archive sensible, un témoignage artistique qui survivra aux mutations urbaines et sociales.

Perspectives et Rayonnement International

Une Reconnaissance en Construction

À 46 ans en 2025, Wahib Zannad se trouve à un moment charnière de sa carrière. Après quinze années de pratique régulière, d’expositions accumulées et de maturation stylistique, il atteint une visibilité croissante sur la scène tunisienne. L’étape suivante consiste logiquement en une internationalisation de sa présence.

Le marché de l’art contemporain africain connaît depuis une décennie une effervescence remarquable. Les grandes foires internationales (Art Basel, Frieze, 1-54) accordent une place croissante aux artistes africains. Les institutions muséales occidentales, longtemps focalisées sur l’art européen et américain, s’ouvrent aux scènes artistiques du Sud. Dans ce contexte favorable, un artiste de la qualité de Zannad dispose d’atouts pour élargir son audience.

Sa double culture franco-tunisienne, sa maîtrise technique, la qualité littéraire et philosophique de sa démarche constituent des atouts pour dialoguer avec les circuits internationaux. Les comparaisons avec Marquet ou Freud, loin d’être des rapprochements superficiels, signalent une inscription dans une histoire de l’art universelle qui transcende les catégorisations géographiques.

La Scène Tunisienne Post-Révolution

La révolution tunisienne de 2011 a profondément transformé le paysage culturel du pays. Une nouvelle génération d’artistes, de curateurs, de galeries a émergé, portée par une liberté d’expression élargie et une effervescence créative. Des événements comme les Journées Photographiques de Tunis (JPT), le festival Dream City ou les activités du collectif Artistes Debout témoignent de ce dynamisme.

Zannad, bien qu’appartenant à une génération légèrement antérieure, bénéficie de ce contexte favorable. Les institutions tunisiennes, rénovées après 2011, programment davantage d’expositions d’art contemporain. Les galeries privées se professionnalisent et développent des stratégies internationales. Le marché s’étoffe avec l’apparition de nouveaux collectionneurs tunisiens issus de la diaspora ou de la classe moyenne supérieure locale.

Cette effervescence profite à des artistes rigoureux comme Zannad, dont le travail conjugue accessibilité visuelle et profondeur conceptuelle. Sa peinture, figurative sans être académique, contemporaine sans être hermétique, trouve naturellement son public.

Conclusion : Un Artiste en Pleine Maturité

Wahib Zannad représente cette catégorie rare d’artistes dont l’œuvre se construit patiemment, loin des effets de mode et des facilités médiatiques. Sa double formation en arts plastiques et en architecture lui confère une rigueur structurelle qui sert une sensibilité profondément émotionnelle. Son parcours, de Paris à Dakar puis Sidi Bou Saïd, témoigne d’une quête d’authenticité et d’enracinement.

Sa peinture, ancrée dans la tradition méditerranéenne tout en dialoguant avec le modernisme européen, développe un langage personnel immédiatement identifiable. Les portraits empreints de dignité, les scènes urbaines vibrantes de lumière, les marines contemplatives composent un corpus cohérent qui ne cesse de s’enrichir.

Sur le marché de l’art tunisien, Zannad occupe désormais une place légitime, représenté par des galeries de référence et présent dans les ventes aux enchères. Sa cote, encore accessible, devrait progresser régulièrement au fur et à mesure de sa reconnaissance internationale.

Plus profondément, l’artiste incarne une certaine idée de l’art comme expérience émotionnelle et contemplative. À contre-courant d’un monde saturé d’images jetables, il propose des œuvres qui invitent au silence, à la lenteur du regard, à la profondeur de la perception. Cette proposition éthique autant qu’esthétique confère à son travail une pertinence qui dépasse largement les frontières tunisiennes.

Wahib Zannad est assurément un nom à retenir, un artiste dont l’œuvre continuera de mûrir et de surprendre dans les années à venir.


FAQ — Questions Fréquentes

Qui est Wahib Zannad ?

Wahib Zannad est un artiste-peintre tunisien né à Paris en 1979. Diplômé en arts plastiques et en architecture, il vit et travaille à Sidi Bou Saïd en Tunisie. Il est le fondateur du Studio Z et développe une œuvre centrée sur le portrait, les scènes urbaines et les paysages méditerranéens.

Quel est le style pictural de Wahib Zannad ?

Son style conjugue expressionnisme contenu et rigueur architecturale. Il se caractérise par une vibration chromatique intense, un sens aigu de la composition et une approche émotionnelle de la lumière méditerranéenne. Ses références incluent Albert Marquet pour les marines, Lucian Freud pour les portraits, et l’École de Tunis pour l’ancrage méditerranéen.

Où peut-on voir les œuvres de Wahib Zannad ?

Wahib Zannad est représenté par l’Archivart Gallery à La Marsa (Tunisie). Ses œuvres figurent également dans les catalogues de Marsa Enchères et de la Galerie Alexandre Roubtzoff. Il expose régulièrement en Tunisie et participe à des ventes aux enchères spécialisées en art tunisien.

Quelle est la cote de Wahib Zannad sur le marché de l’art ?

Bien que les prix spécifiques demeurent souvent confidentiels, Wahib Zannad bénéficie d’une reconnaissance croissante sur le marché tunisien. Ses œuvres figurent dans plusieurs collections privées en Tunisie et en Europe. Sa présence dans des ventes aux enchères et galeries de référence témoigne d’une cote en développement.

Quelles sont les expositions majeures de Wahib Zannad ?

Parmi ses expositions personnelles notables : « Djerba — Entre terre et mer » (2016), « Les enfants des faubourgs » (2017), « Méditerranée » à la Galerie Hédi Turki de Sidi Bou Saïd (2019) avec plus de 70 œuvres, et « Dans l’intimité de la contemplation » à l’Archivart Gallery (2025).

Qu’est-ce que le Studio Z ?

Le Studio Z était une société d’architecture et de design fondée par Wahib Zannad en 2012 à La Marsa. Cette structure lui permettait d’exercer professionnellement sa formation d’architecte tout en développant parallèlement sa pratique picturale dans son atelier de Sidi Bou Saïd. Le Studio Z a fermé en 2017 lorsque Zannad a décidé de se consacrer à l’enseignement en devenant professeur. Son véritable atelier de peinture se trouve depuis 2002 dans la maison familiale à Sidi Bou Saïd, où il a produit l’intégralité de son œuvre picturale.

Quelle est la formation de Wahib Zannad ?

Wahib Zannad possède une double formation : diplômé en Arts et Métiers de l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Tunis (2006) et diplômé national d’architecte de l’Université Ibn Khaldoun (2011). Cette double compétence structure profondément sa démarche artistique. Depuis 2017, il exerce également comme professeur, ajoutant une dimension pédagogique à son parcours.

Quelles sont les influences artistiques de Wahib Zannad ?

Ses influences incluent l’École de Tunis (Yahia Turki, Ammar Farhat), le fauvisme (Matisse, Marquet), l’expressionnisme méditerranéen (Chaïm Soutine) et certains aspects de Lucian Freud pour l’intensité des portraits. Son séjour à Dakar au début des années 2000 a également marqué durablement son orientation artistique.

Pourquoi Sidi Bou Saïd est-il important pour Wahib Zannad ?

Sidi Bou Saïd, village emblématique aux maisons blanches et portes bleues, offre une qualité de lumière exceptionnelle qui a attiré de nombreux artistes depuis un siècle. C’est là que Zannad a installé son Studio Z en 2012, s’inscrivant dans la lignée d’artistes comme Paul Klee, August Macke ou Albert Marquet qui ont trouvé l’inspiration dans ce lieu.

Comment acquérir une œuvre de Wahib Zannad ?

Pour acquérir une œuvre de Wahib Zannad, il convient de contacter directement l’Archivart Gallery à La Marsa, sa galerie représentante principale. Ses œuvres apparaissent également lors des ventes aux enchères organisées par Marsa Enchères. Il est recommandé de suivre les programmations de ces institutions pour connaître les disponibilités.


Glossaire

École de Tunis : Mouvement artistique né dans les années 1940 en Tunisie, caractérisé par une synthèse entre modernisme européen et sensibilité méditerranéenne locale. Figures majeures : Pierre Boucherle, Yahia Turki, Ammar Farhat, Abdelaziz Gorgi.

Expressionnisme : Courant artistique qui privilégie l’expression subjective des émotions par la déformation, l’exagération des formes et l’intensification de la couleur. Dans le contexte de Zannad, il s’agit d’un expressionnisme contenu, méditerranéen, loin de la violence de l’expressionnisme allemand.

Fauvisme : Mouvement artistique du début du XXe siècle caractérisé par l’usage de couleurs pures, vives, appliquées en aplats. Henri Matisse et Albert Marquet en sont des représentants majeurs. Le fauvisme a profondément influencé la peinture tunisienne après le séjour de Matisse en Tunisie (1912-1913).

Vibration chromatique : Effet visuel créé par la juxtaposition de couleurs complémentaires ou contrastées qui génèrent une sensation de mouvement et d’intensité lumineuse. Technique caractéristique du travail de Zannad.

Marine : Genre pictural consacré à la représentation de la mer, des ports, des bateaux et des paysages côtiers. Albert Marquet a excellé dans ce genre lors de ses séjours méditerranéens.

Médina : Vieille ville traditionnelle dans les pays du Maghreb, caractérisée par un tissu urbain dense, des ruelles étroites et une architecture vernaculaire. La médina de Tunis est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Sidi Bou Saïd : Village pittoresque situé sur une colline dominant le golfe de Tunis, célèbre pour ses maisons blanches aux portes et fenêtres bleues. Lieu d’inspiration pour de nombreux artistes depuis le début du XXe siècle.

Correspondances : Théorie esthétique selon laquelle les différentes sensations (couleurs, sons, parfums) peuvent s’influencer mutuellement et créer des résonances émotionnelles. Chère à Baudelaire et aux symbolistes, cette théorie structure l’approche picturale de Zannad.

Cote : Valeur marchande d’un artiste sur le marché de l’art, établie à partir des résultats de ventes aux enchères et des prix pratiqués en galeries.

Portrait : Genre pictural consacré à la représentation d’une personne, visant à capturer non seulement les traits physiques mais aussi la personnalité et l’intériorité du modèle.


Mini-Biographies des Artistes Cités

Albert Marquet (1875-1947) : Peintre français, compagnon du fauvisme avant d’évoluer vers un style plus apaisé. Connu pour ses vues de ports, ses marines et ses paysages urbains traités avec une économie de moyens remarquable. A séjourné régulièrement en Tunisie dans les années 1920-1930, produisant des vues de Sidi Bou Saïd et de La Goulette d’une modernité saisissante.

Lucian Freud (1922-2011) : Peintre britannique d’origine allemande, petit-fils de Sigmund Freud. Considéré comme l’un des plus grands portraitistes du XXe siècle, il est célèbre pour ses portraits d’une intensité psychologique troublante et sa manière de rendre la présence charnelle des corps. Sa touche épaisse et sa palette sourde créent des œuvres d’un réalisme cru.

Yahia Turki (1902-1969) : Figure fondatrice de l’École de Tunis, premier artiste tunisien diplômé de l’École des Beaux-Arts de Paris. Son œuvre conjugue modernisme européen et sensibilité méditerranéenne, établissant les bases d’un art tunisien moderne ancré dans le territoire local.

Henri Matisse (1869-1954) : Chef de file du fauvisme, Matisse est l’un des artistes majeurs du XXe siècle. Son séjour tunisien de 1912-1913 a marqué un tournant radical dans sa carrière, le libérant vers une approche encore plus audacieuse de la couleur pure. Ses œuvres tunisiennes comptent parmi les plus révolutionnaires de sa production.

Chaïm Soutine (1893-1943) : Peintre expressionniste de l’École de Paris, d’origine lituanienne. Connu pour ses portraits tourmentés, ses empâtements généreux et ses harmonies chromatiques à la fois violentes et raffinées. Sa peinture conjugue angoisse existentielle et quête de beauté.

Ammar Farhat (1911-1987) : Peintre tunisien, cofondateur de l’École de Tunis. Son œuvre explore les thèmes de la vie quotidienne tunisienne, les portraits et les paysages avec une palette claire et lumineuse. Il a joué un rôle majeur dans l’établissement d’un art tunisien moderne.

Abdelaziz Gorgi (1928-2008) : Peintre et céramiste tunisien, figure majeure de l’École de Tunis. Son œuvre se caractérise par une synthèse entre abstraction et figuration, avec une attention particulière portée aux couleurs et aux rythmes visuels inspirés de la tradition tunisienne.


Bibliographie Sélective

Ouvrages généraux sur l’art tunisien contemporain

  • Ammar, Leïla. L’Art contemporain en Tunisie. Tunis : Alif – Les Éditions de la Méditerranée, 2001.
  • Louati, Ali. Peintres et peinture en Tunisie. Tunis : Simpact Éditions, 2006.
  • Zaïer, Ridha. 100 ans de peinture en Tunisie. Tunis : Apollonia Éditions, 2012.

Sur l’École de Tunis

  • Pouillon, François et Rivet, Daniel (dir.). La Sociabilité en France et en Méditerranée. Paris : Publications de la Sorbonne, 2002. (Contient des chapitres sur l’École de Tunis)
  • Bacha, Myriam. Patrimoine et monuments en Tunisie, 1881-1920. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2013.

Sur Albert Marquet et ses séjours méditerranéens

  • Marquet, Marcelle. Marquet. Paris : Flammarion, 1996.
  • Wildenstein, Daniel. Albert Marquet : Catalogue raisonné de l’œuvre peint. Paris : Fondation Wildenstein, 1996.

Sur la lumière méditerranéenne dans l’art

  • Dagen, Philippe. Le Peintre, le Poète, le Sauvage : Les voies du primitivisme dans l’art français. Paris : Flammarion, 1998.
  • Patin, Sylvie (dir.). Matisse et les Fauves. Paris : Réunion des musées nationaux, 1999.

Catalogues d’exposition

  • Wahib Zannad : Méditerranée. Catalogue d’exposition, Galerie municipale Hédi Turki, Sidi Bou Saïd, 2019.
  • Wahib Zannad : Dans l’intimité de la contemplation. Catalogue d’exposition, Archivart Gallery, La Marsa, 2025.

Articles et ressources en ligne


Liens Utiles

Sites institutionnels

  • Institut National du Patrimoine (INP) Tunisie : www.inp.rnrt.tn — Informations sur le patrimoine culturel tunisien, incluant les arts visuels
  • Cité de la Culture de Tunis : www.citeculture.tn — Principal équipement culturel tunisien, programmation d’expositions d’art contemporain

Galeries et marchés de l’art

  • Archivart Gallery : www.archivart.tn — Galerie représentant Wahib Zannad, située à La Marsa
  • Marsa Enchères : www.marsa-encheres.com — Principale maison de ventes aux enchères d’art tunisien, catalogues consultables en ligne
  • Galerie Alexandre Roubtzoff : Contact via réseaux sociaux — Galerie historique d’art tunisien

Espaces culturels à Sidi Bou Saïd

  • Galerie Municipale Hédi Turki : Espace d’exposition situé à Sidi Bou Saïd, ayant accueilli l’exposition « Méditerranée » de Wahib Zannad en 2019
  • Centre des Musiques Arabes et Méditerranéennes (CMAM) – Palais Ennejma Ezzahra : www.cmam.nat.tn — Institution culturelle majeure à Sidi Bou Saïd

Ressources sur l’art tunisien

  • Artnet : www.artnet.com — Base de données internationale sur le marché de l’art, incluant des artistes tunisiens
  • Africanah.org : www.africanah.org — Plateforme dédiée à l’art contemporain africain

Réseaux sociaux et actualités

  • Instagram du Studio Z : Suivre @wahib.zannad pour les actualités et nouvelles œuvres
  • Facebook Archivart Gallery : Page officielle pour les expositions en cours et à venir

Article rédigé pour Artnova.gallery — Janvier 2026

Dernière mise à jour : Janvier 2026

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