Par Jean-Baptiste MESONA | Publié le 31 octobre 2025 | Mis à jour le 14 novembre 2025
Temps de lecture : 12 minutes | Catégorie : Portraits d’Artistes Contemporains
🎨 L’Histoire Commence au Musée du Bardo
Il est 9h du matin. Tandis que la plupart des visiteurs dorment encore, Olga Malakhova pousse déjà les portes du musée national du Bardo, carnet de croquis sous le bras. Elle vient ici plusieurs fois par mois depuis 35 ans. Pas en touriste, mais en chercheuse obsédée par un détail : la façon dont une tesselle de mosaïque romaine capte la lumière, la courbe d’une Vénus en terre cuite, le symbole de Tanit gravé dans la pierre punique.
« Le peintre ne voit pas avec ses yeux, mais par son esprit », murmure-t-elle en s’arrêtant devant la mosaïque de Virgile et ses Muses. Cette phrase, héritée de son père peintre, résume toute sa démarche : transformer la mémoire antique en récit pictural vivant.
Aujourd’hui, cette artiste-peintre estonienne naturalisée tunisienne est devenue la conteuse visuelle de l’âme ancienne de la Tunisie, selon les mots d’ArtNova Gallery. Son exposition « Les Belles de Carthage » (octobre-novembre 2025) a attiré plus de 1 500 visiteurs et confirmé sa place unique dans l’art contemporain méditerranéen.
🔍 Dans cet article exclusif, découvrez :
- Le parcours extraordinaire d’une artiste qui a quitté les brumes d’Estonie pour la lumière de Carthage
- Sa méthode de travail documentaire : des heures au musée du Bardo aux compositions foisonnantes
- Les thématiques récurrentes : couples mythologiques, hommage au passé, permanence féminine
- Comment acquérir une œuvre d’Olga Malakhova sur ArtNova Gallery
- Pourquoi sa cote artistique a augmenté de 20% en 2025
📖 Chapitre 1 : De Tallinn à Carthage – Une Destinée Picturale
L’Enfance d’une Artiste Née dans une Famille de Créateurs
Tallinn, Estonie, années 1960. Une petite fille de cinq ans accompagne son père, Stanislav Malakhov, dans les forêts baltiques. Tandis qu’il installe son chevalet face aux pins enneigés, elle observe, fascinée, comment il traduit la réalité en touches de couleur.
Son père, peintre paysagiste renommé de l’école de Saint-Pétersbourg, lui transmet plus qu’une technique : une philosophie du regard. « Il m’a donné ce goût des formes de la femme grâce à ses caricatures où les femmes étaient grosses, par admiration et non par moquerie », se souvient Olga.
Sa mère, souffleuse de verre, apporte une autre dimension : la transformation de la matière par le feu, la fragilité de la beauté, l’importance du geste juste. Son grand-père, lui aussi peintre, complète cette généalogie artistique. « C’était naturel que je devienne artiste », confie-t-elle.
💡 Le saviez-vous ? Olga Malakhova a commencé à dessiner à 5 ans, le même âge où Picasso a peint son premier tableau. Cette précocité artistique se retrouve souvent chez les grands maîtres.
1987 : Le Choc Tunisien et le Coup de Foudre Patrimonial
Après des études universitaires rigoureuses à Leningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg), où elle maîtrise les techniques picturales académiques classiques, Olga visite la Tunisie en 1987. Ce qui devait être un séjour temporaire devient une histoire d’amour de 35 ans.
« J’aime retourner à Tallinn et Leningrad, j’aime aussi Paris, mais je reste profondément amoureuse de la Tunisie », déclare celle qui s’installe d’abord à Gafsa, aux portes du désert, pendant plus de vingt ans, avant de rejoindre Carthage où elle réside actuellement.
Ce qui l’a captivée ? Pas seulement la lumière méditerranéenne célébrée par Paul Klee et Kandinsky avant elle. Mais surtout la permanence des traditions, la richesse des strates historiques superposées (punique, romaine, byzantine, berbère), et le rôle central de la femme dans cette société millénaire.
Un Parcours Académique d’Excellence au Service de la Création
Olga Malakhova n’est pas qu’une artiste : c’est une chercheuse-conteuse. Son parcours académique le prouve :
✅ Mastère de recherche aux Beaux-Arts de Gabès
✅ Doctorat en Esthétique, Sciences et Technologies des Arts à l’Université Paris 8
✅ Thèse publiée : Du tableau à l’installation. La construction du paysage en Tunisie, de l’époque coloniale à nos jours (ANRT, France)
✅ Direction d’ouvrage collectif : Patrimoine et contemporanéité (350 pages, 2015)
✅ Articles scientifiques sur Paul Klee, Kandinsky et le patrimoine tunisien
Cette double casquette de créatrice et chercheuse explique la profondeur documentaire de ses œuvres : chaque symbole, chaque couleur, chaque forme renvoie à des heures de recherche au Bardo, à Sousse, dans les livres de référence sur l’art punique.
🎭 Chapitre 2 : La Méthode Malakhova – Du Musée à la Toile
Des Visites Documentaires au Bardo : La Source de Tout
« Je vais régulièrement au Musée du Bardo et j’y trouve une foule de détails qui attisent mon imagination », explique Olga. Mais que fait-elle exactement lors de ces visites ?
📝 Sa routine de recherche :
- Observation minutieuse : Elle se concentre sur un détail – la tesselle d’une mosaïque, le drapé d’une Vénus en terre cuite, un symbole punique
- Croquis rapides : Carnet en main, elle dessine, note, capture l’essentiel
- Documentation photographique : Elle photographie les détails pour y revenir en atelier
- Consultation d’ouvrages : Elle croise ses observations avec des publications scientifiques
- Maturation mentale : « Je pratique la méditation avant de commencer une œuvre, pour trouver le sujet »
Cette méthode explique pourquoi ses œuvres ne sont pas de simples représentations décoratives mais de véritables récits visuels documentés. Prenez « La Belle du Tophet » (2025) : cette toile ne se contente pas d’évoquer le site archéologique carthaginois, elle réinvente les stèles sacrificielles en une figure féminine sereine et protectrice, transformant un lieu de mémoire douloureuse en espace de beauté.
La Construction « Brique par Brique » : Une Patience d’Orfèvre
Entrez dans l’atelier d’Olga Malakhova à Carthage. Sur le chevalet, une toile de 130 × 130 cm en cours. Regardez de près : chaque centimètre carré fourmille de détails microscopiques, peints au pinceau n°0, le plus fin qui existe.
« Chaque tableau est construit avec patience « brique par brique », pour en faire un monde en soi riche en motifs, en couleurs vives et en symboles », explique-t-elle.
⏱️ Son processus créatif :
- Temps de travail : Parfois 12 heures par jour sur une œuvre majeure
- Technique : Acrylique et technique mixte (encre de seiche, café, parfois feuille d’or)
- Formats : Du petit 30×30 cm (« pauses créatives ») au monumental 130×130 cm
- Innovation 2025 : Grands formats circulaires sur bois (diamètre 80 cm)
« Quand je travaille, je perds la notion du temps, je suis possédée. Certaines œuvres « accouchent dans la douleur », c’est seulement quand je signe que je suis satisfaite », confie-t-elle.
Cette obsession du détail rappelle les enluminures médiévales ou les miniatures persanes : chaque œuvre invite le regard à voyager, découvrir, s’attarder.
Les Fonds de Plus en Plus Travaillés : Une Évolution Majeure
Révélation technique 2023-2025 : Les œuvres récentes d’Olga présentent des fonds de plus en plus complexes et travaillés, fruit de multiples interventions successives (couches superposées, grattages, glacis, motifs ornementaux, parfois dorure à la feuille d’or).
Ces arrière-plans ne sont plus de simples surfaces d’accueil mais deviennent des espaces actifs, créant une profondeur spatiale ambiguë qui rappelle les solutions spatiales des mosaïques antiques et des miniatures persanes.
💎 Cette évolution marque sa maturité artistique : du paysage figuratif classique (1988-2000) à la narration symbolique foisonnante (2015-aujourd’hui), Olga a mis 25 ans à affirmer son style. « Et maintenant, les gens peuvent reconnaître mes œuvres sans qu’elles soient signées de mon nom », dit-elle fièrement.
🏺 Chapitre 3 : Les Thématiques Récurrentes – Raconter la Tunisie par l’Image
Le Couple Mythologique : Didon et Énée, un Amour Tragique Revisité
L’une des thématiques les plus fascinantes de l’œuvre d’Olga Malakhova est son exploration du couple légendaire Didon et Énée.
📚 Rappel du mythe : Didon (Élyssa en phénicien), princesse phénicienne fugitive, fonde Carthage après avoir astucieusement négocié l’achat d’un territoire (légende de la peau de bœuf). Elle tombe amoureuse d’Énée, héros troyen fuyant Troie en flammes. Mais Énée, appelé par son destin à fonder Rome, l’abandonne. Didon se donne la mort par le feu.
🎨 La réinterprétation d’Olga : Son exposition « Les Belles de Carthage » (2025) « rend hommage à Didon et Énée, Elyssa et les autres », transformant ce récit tragique virgilien en une célébration picturale de la féminité fondatrice.
Dans ses 48 toiles, le couple mythologique devient prétexte à tisser ensemble différentes strates historiques : tesselles de mosaïques romaines, drapés antiques, symboles puniques. « Je revisite le patrimoine tunisien avec l’œil de l’extérieur », dit-elle, un regard devenu au fil du temps « profondément intérieur ».
🔑 Œuvres clés :
- « Hout alik » (« Poisson pour toi ») : clin d’œil humoristique au patrimoine maritime carthaginois
- « Weld Bhar » (« Fils de la mer ») : évocation poétique de l’héritage phénicien navigateur
- « La Belle du Tophet » : réinvention du sanctuaire punique en figure féminine sereine
La Collection « Lady Elyssa » (2019) : 21 Tableaux pour une Reine
En 2019, Olga Malakhova a créé une collection ambitieuse de 21 tableaux autour de la figure d’Elyssa : 7 grands formats, 7 moyens formats, 7 petits formats. Exposée à l’Espace Elyssa Artisanat, cette série représente des mois de recherches documentaires et de création.
Projet collaboratif unique : « Moi je donne les images et l’écrivain Hatem Bourial fait les textes, c’est un projet à quatre mains. La personne d’Elyssa créée par moi et racontée par l’écrivain. »
Cette approche illustre parfaitement son rôle de conteuse picturale : l’image et le texte se répondent pour construire un récit complet, transmettant la mémoire collective tunisienne.
📌 Acquisition notable : L’une des œuvres majeures de cette série, « Lady Elyssa », a été acquise par l’État tunisien, reconnaissance institutionnelle rare qui consacre son rôle de gardienne du patrimoine national.
La Permanence de la Femme Tunisienne à Travers les Âges
Au-delà des figures mythologiques, Olga Malakhova explore ce qu’elle appelle « la permanence de la Femme » tunisienne à travers les civilisations.
Ses titres d’expositions révélateurs :
- « D’hommage à la Femme » (Galerie Saladin)
- « La permanence de la Femme » (titre d’une critique dans Leaders)
- « Femina Sapiens » (2023) : substitut à « Homo Sapiens »
« Ma première fois en Tunisie, je me suis dit que c’était l’homme le plus important. Après, j’ai découvert que la femme était le centre de tout, le moteur générateur de la société », explique-t-elle.
Dans ses toiles, la femme tunisienne traverse les époques :
- Période punique : La déesse Tanit, Didon/Elyssa la fondatrice
- Période romaine : Les matrones représentées dans les mosaïques du Bardo
- Tradition berbère : Les artisanes aux tatouages symboliques
- Époque contemporaine : Les femmes de la révolution de 2011
Cette continuité temporelle illustre le concept central de permanence qui traverse toute son œuvre depuis 2015 : montrer non pas la rupture mais la continuité, non pas l’oubli mais la mémoire vivante.
L’Hommage au Patrimoine Juif Tunisien
Fidèle à son approche exhaustive de conteuse, Olga Malakhova a également créé une série « Lady Ghriba » (2019), hommage au patrimoine juif tunisien composé de 7 tableaux.
Cette ouverture à toutes les composantes culturelles témoigne de sa volonté d’embrasser la diversité qui fait la richesse historique de la Tunisie, de l’époque punique polythéiste aux trois monothéismes méditerranéens.
🎨 Chapitre 4 : Le Lien Subtil avec l’Art Naïf – Une Spontanéité Savamment Construite
« Entre le Douanier Rousseau et Frida Kahlo »
Les critiques d’art situent unanimement l’œuvre d’Olga Malakhova « au cœur de l’art naïf tunisien enrichi par une touche iconique russe ». Cette filiation avec l’art naïf mérite d’être explorée car elle révèle le paradoxe fascinant de son travail.
🎭 Caractéristiques de l’art naïf présentes chez Olga :
- Spontanéité apparente : compositions qui semblent jaillir librement
- Foisonnement décoratif : horreur du vide, multiplication des détails
- Couleurs vives : palette solaire, chromatique éclatante
- Absence de perspective académique : espace plan, personnages frontaux
- Joyeuse liberté : humour, poésie, fantaisie
Un critique note : « Par moments, c’est l’éclatement qui domine, la perception d’un univers plastique improbable, situé entre le Douanier Rousseau et Frida Kahlo ».
Mais un « Art Naïf Érudit » : Le Paradoxe Malakhova
Voici où Olga se distingue radicalement des naïfs traditionnels :
❌ Artiste naïve classique : Autodidacte, instinctive, sans formation académique
✅ Olga Malakhova : Docteure en esthétique, formation académique à Leningrad, chercheuse rigoureuse
❌ Création instinctive : Peint ce qu’elle sent sans recherche préalable
✅ Méthode documentaire : Heures de recherche au Bardo, consultation d’ouvrages scientifiques
❌ Références inconscientes : Emprunte sans le savoir à diverses traditions
✅ Citations conscientes : « J’intègre souvent quelques touches « hommage » dans mes tableaux : Paul Klee, Kandinsky, Klimt, Ali Ben Salem, Jalel Ben Abdallah, Abdelaziz Gorgi »
💡 Le concept clé : « Art naïf cultivé »
Olga Malakhova a créé un style unique : une spontanéité savamment construite, où chaque élément qui semble décoratif cache une référence patrimoniale documentée. C’est un art naïf par sa forme (joyeux, coloré, foisonnant) mais érudit par son fond (chaque symbole renvoie à une source historique précise).
« Malakhova prouve que son regard propre est profondément tunisien, c’est-à-dire pétri par une tradition et mu par une démarche structurante », note un critique du Temps.
L’École de Tunis : Une Filiation Revendiquée
Olga s’inscrit dans la lignée des pionniers de l’École de Tunis (1950-1970) :
🖌️ Aly Ben Salem (1910-2001) : Maître de la lumière et des scènes populaires
🖌️ Jellel Ben Abdallah (1921-2017) : Virtuose de la miniature revisitée
🖌️ Zoubeir Turki (1924-2009) : Poète de l’espace méditerranéen
🖌️ Abdelaziz Gorgi (1928-2008) : Coloriste expressionniste de Sidi Bou Saïd
Comme eux, elle fusionne modernité européenne et traditions locales. Mais contrairement à eux, elle apporte un regard extérieur devenu intérieur : « Je revisite le patrimoine tunisien avec l’œil de l’extérieur », un œil qui, après 35 ans, est devenu profondément tunisien.
📅 Chapitre 5 : Les Expositions Majeures – Une Trajectoire Ascendante
« Les Belles de Carthage » (2025) : Un Succès Retentissant
📍 Lieu : Espace Imagin’, Carthage Dermech
📅 Dates : 12 octobre – 12 novembre 2025
🎨 Œuvres : 48 tableaux (acrylique et technique mixte sur toile, 2023-2025)
👥 Visiteurs : Plus de 1 500 personnes en un mois
📈 Impact : Cote artistique en hausse de 20% sur les plateformes en ligne
Cette exposition marque un tournant dans la carrière d’Olga. Inspirée de la mosaïque « La Dame de Carthage » (actuellement non exposée au Bardo), elle « rend hommage à Didon et Énée, Elyssa et les autres », transformant le patrimoine archéologique en récits visuels contemporains.
🌟 Œuvre phare : « La Belle du Tophet »
Cette toile a particulièrement marqué les esprits. Le Tophet de Carthage, sanctuaire punique dédié aux rites funéraires infantiles, est habituellement associé à une mémoire douloureuse. Olga le réinvente en « espace de beauté et de mémoire », créant une figure féminine sereine et protectrice qui transforme le tragique en beauté.
Webdo salue sa capacité à « recréer la beauté du Tophet » à travers une « fusion archéologie et fantaisie contemporaine ». Une publication diplomatique tunisienne qualifie l’exposition d’« ode à la femme tunisienne passée et présente ».
🎬 Médiatisation :
- Invitation dans l’émission « Panache » avec Mondher Zid (novembre 2025)
- Couverture par Webdo, La Presse, Le Temps
- Posts de diplomates tunisiens sur X (ex-Twitter)
- ArtNova Gallery la décrit comme « la conteuse visuelle de l’âme ancienne de la Tunisie »
🌐 Extension numérique :
Suite au succès, CAPSA a organisé des visites virtuelles guidées en ligne jusqu’à fin novembre 2025, élargissant l’accès à un public international.
« Femina Sapiens » (2023) : Le Tournant Stylistique
📍 Lieu : Galerie Saladin, Sidi Bou Saïd
📅 Dates : Jusqu’au 8 décembre 2023
🎨 Innovation : Apparition pour la première fois d’un fond blanc dans certains tableaux
Cette exposition « rend hommage à la femme, mais aussi à la vie et à l’amour ». Le titre « Femina Sapiens » (substitut à « Homo Sapiens ») affirme la volonté de mettre femme et homme « sur un pied d’égalité ».
⏱️ Gestation artistique : 9 mois de travail (janvier-septembre 2023), « neuf mois qui rappellent le temps de gestation chez la femme pour accoucher de son enfant ». Un tableau porte d’ailleurs le titre « Maternité ».
🎭 Œuvres remarquées :
- « Chat en trottinette » : humour ludique
- « Le Pacha et les Poupées » : fusion matriochkas russes et figures orientales
- « Le bœuf en Hula Hoop » : fantaisie animalière
« Olga Malakhova articule son travail autour des couleurs et des formes, se laissant emporter par un courant onirique où les personnages s’agitent », note un critique.
« Lady Elyssa » (2019) : Projet Collaboratif Majeur
📍 Lieu : Espace Elyssa Artisanat
🎨 Œuvres : 21 tableaux (7 grands, 7 moyens, 7 petits formats)
✍️ Collaboration : Projet à quatre mains avec l’écrivain Hatem Bourial
« Il aura fallu une artiste venue de loin pour rendre hommage à la princesse vagabonde de notre mythologie familière », écrit La Presse. « Elyssa-Didon a suscité des opéras, des romans, mais on ne trouve guère d’iconographies à son image. Olga Malakhova n’était pas victime d’une quelconque retenue. C’est avec une liberté totale qu’elle déclina une « Lady Elyssa » flamboyante, conquérante, colorée, et multiethnique. »
Dans ses représentations, « se mêlent harmonieusement influences des miniatures persanes, des enluminures d’icônes, des fixés sous-verre tunisiens, et des iconographies d’Europe centrale ».
Exposition Hommage à Stanislav Malakhov (2020)
📍 Lieu : Palais Kheïreddine, Médina de Tunis
🎯 Patronage : Ville de Tunis
📅 Dates : 6-29 février 2020
Un an après la disparition de son père (2019), Olga organise « Stanislav Malakhov, Daughter and Friends », réunissant des artistes des anciens pays de l’Union soviétique. Cette exposition exceptionnelle célèbre l’héritage de ce peintre paysagiste qui a découvert la Tunisie et en est tombé amoureux.
« Près d’un an jour pour jour après sa disparition, sa fille Olga lui rend un vibrant hommage », écrit Webdo.
Chronologie Complète des Expositions Récentes
2025 : « Les Belles de Carthage », Espace Imagin’ (octobre-novembre) + Exposition collective à la Résidence de Russie « Ponts Culturels Méditerranéens » (mai)
2023 : « Femina Sapiens », Galerie Saladin (jusqu’au 8 décembre)
2022 : Exposition personnelle, Espace Imagin’
2021 : Exposition personnelle, Espace Imagin’
2020 : Exposition solo, Espace Imagin’ + Hommage Stanislav Malakhov, Palais Kheïreddine
2019 : « Lady Elyssa », Espace Elyssa + Duo avec Stanislav Malakhov, Espace Imagin’ + « Snin Deyma », Hôtel Mövenpick Gammarth
2018 : Galerie Saladin, Sidi Bou Saïd
2012-2017 : Nombreuses expositions collectives
🔮 Perspectives 2026 : Des plans pour une tournée en Estonie sont en discussion, bouclant la boucle entre ses racines baltiques et son pays d’adoption méditerranéen.
🐱 Chapitre 6 : Le Chat, Bien Plus qu’une Signature
Un Jeu de Cache-Cache Pictural
Dans chaque tableau d’Olga Malakhova, un détail intrigue : un chat, parfois évident, souvent dissimulé dans les entrelacs ornementaux. « Il y a toujours un chat sur chaque tableau, inséré de manière ludique et que je considère comme ma signature », explique-t-elle.
Ce félin récurrent transforme chaque toile en jeu de piste visuel : « Parfois il se cache, mais il est une constante ». C’est l’équivalent pictural du « Où est Charlie ? », invitant le spectateur à scruter attentivement la composition.
Symbole de Permanence et d’Observation
Mais au-delà du jeu, le chat incarne des valeurs essentielles :
🐾 L’amour de la nature : « Il constitue pour moi un symbole de l’amour pour la nature »
🐾 L’observation indépendante : « C’est l’alter ego de la peintre, son regard curieux et indépendant sur le monde »
🐾 La permanence : Comme la conteuse qui observe les siècles, le chat traverse les époques en conservant sa nature. Métaphore parfaite de la permanence des traditions que célèbre Olga.
Innovation 2025 : Les Chats Gardiens Mystiques
Dans « Les Belles de Carthage » (2025), les chats évoluent : ils « apparaissent comme des gardiens mystiques des figures féminines, intégrant un layer symbolique supplémentaire lié à la mythologie carthaginoise », selon Webdo.
Cette évolution témoigne de la capacité d’Olga à renouveler ses motifs récurrents tout en conservant leur fonction narrative et ludique.
💰 Chapitre 7 : Investir dans une Œuvre d’Olga Malakhova
Une Cote Artistique en Progression Constante
📈 Chiffres clés 2025 :
- +20% d’augmentation de sa cote sur les plateformes en ligne
- 1 500+ visiteurs à son exposition « Les Belles de Carthage »
- Acquisitions d’État (dont « Lady Elyssa »)
- Reconnaissance diplomatique : posts de diplomates tunisiens
- Médiatisation croissante : ArtNova Gallery, Webdo, La Presse, Le Temps
« Une cote en progression constante depuis 2015 », confirme Les Leaders Visionnaires.
Pourquoi Acquérir une Œuvre d’Olga Malakhova ?
🎨 Originalité narrative unique
Un style immédiatement reconnaissable : « Depuis des années, les gens peuvent reconnaître mes œuvres sans qu’elles soient signées de mon nom. » Chaque tableau raconte une histoire documentée du patrimoine tunisien.
🏆 Qualité d’exécution irréprochable
Construction minutieuse « brique par brique » au pinceau n°0, fonds de plus en plus travaillés et complexes, parfois rehaussés à la feuille d’or. Technique mixte (acrylique, encre de seiche, café) créant des effets de texture sophistiqués.
📚 Profondeur documentaire exceptionnelle
Œuvres nourries de recherches approfondies dans les musées (Bardo, Sousse), bibliothèques spécialisées, publications scientifiques. Chaque symbole, couleur, forme renvoie à une référence patrimoniale authentique.
🏛️ Valeur de transmission patrimoniale
Une artiste-chercheuse qui documente et transmet la mémoire collective tunisienne de l’époque punique à nos jours. Rôle reconnu de « conteuse visuelle de l’âme ancienne de la Tunisie » (ArtNova Gallery).
🎭 Thématiques intemporelles
Couples mythologiques (Didon et Énée), hommage au passé antique, permanence de la femme à travers les civilisations. Sujets qui traversent les âges et conservent leur pertinence.
💎 Investissement pérenne
- Cote en augmentation régulière (+20% en 2025)
- Reconnaissance institutionnelle (acquisitions d’État)
- Présence dans collections publiques et privées internationales
- Projets d’expositions en Estonie (2026)
🌍 Pont culturel unique
Fusion rare entre héritage estonien (icônes orthodoxes, matriochkas) et patrimoine tunisien (mosaïques romaines, symboles berbères, art punique). Dialogue entre Nord et Sud, tradition et modernité.
Les Formats Disponibles et Leurs Spécificités
🖼️ Petits formats (30×30 cm ou 40×40 cm)
- Souvent sur panneau de bois préparé
- « Pauses créatives » entre grandes compositions
- Expérimentations chromatiques audacieuses
- Prix plus accessibles pour débuter une collection
- Idéal pour : Collectionneurs débutants, espaces intimistes
🖼️ Moyens formats (80-100 cm)
- Équilibre entre ambition et maniabilité
- Scènes narratives complexes
- Présence affirmée sans être monumentale
- Idéal pour : Bureaux, salons, galeries personnelles
🖼️ Grands formats (jusqu’à 130×130 cm)
- Monumentaux et immersifs
- Présence spectaculaire
- Exigeants en énergie et concentration (œuvres majeures)
- Idéal pour : Halls d’entrée, grandes pièces, collections importantes
🔄 Innovation 2025 : Grands formats circulaires sur bois (diamètre 80 cm)
- Format traditionnel (tondi Renaissance) dans modernité
- Technique mixte sur bois
- Pièces uniques recherchées
Comment Acquérir une Œuvre sur ArtNova Gallery
🛒 Processus d’achat simplifié :
- Explorez la collection sur ArtNova Gallery – Olga Malakhova
- Sélectionnez votre format et thématique préférés
- Contactez l’équipe pour disponibilité et certificat d’authenticité
- Recevez votre œuvre avec documentation complète (biographie, certificat, provenance)
🎁 Pour offrir :
Les œuvres d’Olga Malakhova constituent des cadeaux exceptionnels et significatifs : chaque tableau raconte une histoire du patrimoine tunisien, transmet une mémoire collective, célèbre la permanence des traditions.
✅ Occasions idéales :
- Anniversaires marquants
- Mariages (symbole d’union comme Didon et Énée)
- Inaugurations professionnelles
- Collections d’entreprise (hall d’accueil, salle de réunion)
- Cadeaux diplomatiques ou culturels
❓ FAQ Complète : Tout Savoir sur Olga Malakhova
Qui est Olga Malakhova et quel est son parcours ?
Olga Malakhova est une artiste-peintre plasticienne et chercheuse estonienne naturalisée tunisienne, née à Tallinn. Installée en Tunisie depuis 1987 (38 ans), elle est docteure en esthétique (Université Paris 8) et enseigne à l’Institut supérieur des cadres de l’enfance à Carthage.
Son œuvre picturale en acrylique et technique mixte, nourrie de recherches documentaires approfondies dans les musées tunisiens (Bardo, Sousse), revisite le patrimoine millénaire en tant que « conteuse picturale » et gardienne de la mémoire collective, de l’époque punique à nos jours.
Quel est le style artistique caractéristique d’Olga Malakhova ?
Son style fusionne figuration narrative et symbolisme ornemental, proche de l’art naïf tunisien par sa spontanéité apparente mais savamment construit (« art naïf érudit »).
Caractéristiques distinctives :
- Compositions en acrylique et technique mixte, parfois rehaussées à la feuille d’or
- Fonds de plus en plus travaillés et complexes (innovation 2023-2025)
- Construction minutieuse « brique par brique » au pinceau n°0
- Thématiques récurrentes : couples légendaires (Didon et Énée), hommage au passé antique, permanence des traditions
- Le chat comme signature iconique cachée dans chaque toile
- Palette chromatique solaire évoquant la lumière méditerranéenne
Les critiques situent son œuvre « entre le Douanier Rousseau et Frida Kahlo », au cœur de l’art naïf enrichi d’une touche iconique russe.
Quelle est la démarche de recherche documentaire d’Olga Malakhova ?
Olga Malakhova mène une démarche de chercheuse-conteuse unique :
📚 Recherches in situ :
- Visites régulières (plusieurs fois par mois) au musée du Bardo et au musée de Sousse
- Étude minutieuse des mosaïques romaines (notamment celle de Virgile et ses Muses)
- Analyse des terres cuites antiques, stèles puniques, céramiques
- Croquis et documentation photographique des détails
📖 Recherches bibliographiques :
- Consultation d’ouvrages de référence sur l’art punique, romain, berbère
- Publications scientifiques sur le patrimoine tunisien
- Ses propres travaux académiques (thèse sur le paysage tunisien)
🧘 Processus créatif : « Je pratique la méditation avant de commencer une œuvre, pour trouver le sujet, et également après pour ajouter les détails, l’harmonie. »
Cette méthodologie fait de chaque tableau un récit visuel documenté où chaque détail correspond à une référence patrimoniale authentique.
Quel lien entre son œuvre et l’art naïf tunisien ?
Les critiques situent son œuvre « au cœur de l’art naïf tunisien », évoquant le Douanier Rousseau et Frida Kahlo. Mais c’est un « art naïf cultivé » ou « art naïf érudit » unique :
✅ Comme l’art naïf :
- Spontanéité apparente, foisonnement décoratif
- Couleurs vives, palette solaire
- Liberté compositionnelle, joyeuse fantaisie
- Absence de perspective académique traditionnelle
❌ Contrairement aux naïfs autodidactes :
- Formation académique solide (Leningrad, doctorat Paris 8)
- Recherches documentaires rigoureuses (musées, bibliothèques)
- Citations conscientes d’autres maîtres (Klee, Kandinsky, Klimt, École de Tunis)
- Construction savante sous spontanéité apparente
💡 Le paradoxe Malakhova : Une spontanéité savamment construite, où chaque élément décoratif cache une référence documentée. Forme naïve (joyeuse, colorée) mais fond érudit (chaque symbole historiquement référencé).
Quelles sont les thématiques récurrentes dans son œuvre ?
💑 Les couples mythologiques : Particulièrement Didon et Énée, couple fondateur mythique de Carthage. L’exposition « Les Belles de Carthage » (2025) explore ce récit tragique virgilien.
🏛️ L’hommage au passé : Époques punique (Tanit, stèles), romaine (mosaïques), byzantine (icônes), berbère (symboles géométriques). « Le patrimoine ancien et contemporain me passionnent et constituent une source pour relire le passé, le réinventer. »
👩 La permanence de la femme : De la déesse Tanit aux femmes contemporaines, montrant la continuité du rôle central féminin malgré les changements de civilisations. Titres d’expositions : « D’hommage à la Femme », « Femina Sapiens », « Les Belles de Carthage ».
🌍 Le patrimoine multiculturel : Série « Lady Ghriba » (2019) sur le patrimoine juif tunisien, témoignant d’une volonté d’embrasser toute la diversité culturelle.
🔄 La transmission : Rôle de « conteuse picturale » transmettant visuellement les récits fondateurs et la mémoire collective.
Pourquoi le chat est-il présent dans chaque tableau ?
Le chat est sa signature iconique : « Il y a toujours un chat sur chaque tableau, inséré de manière ludique. »
🎮 Jeu visuel : « Parfois il se cache », créant un jeu de cache-cache avec le spectateur (« Où est Charlie ? » poétique).
🐾 Symboles multiples :
- Amour de la nature
- Alter ego de l’artiste (regard curieux et indépendant)
- Métaphore de la permanence : comme le chat, les traditions traversent les âges en conservant leur nature
✨ Évolution 2025 : Dans « Les Belles de Carthage », les chats deviennent « gardiens mystiques des figures féminines », ajoutant une dimension mythologique carthaginoise.
Quelles techniques et matériaux utilise Olga Malakhova ?
🖌️ Technique principale : Acrylique et technique mixte
- Acrylique pour rapidité de séchage et luminosité
- Encre de seiche pour tracés calligraphiques
- Café pour tonalités sépia et patines organiques
- Parfois peinture à l’huile
✨ Innovation distinctive : Feuille d’or
Appliquée selon techniques byzantines pour rehausser détails, créer auréoles lumineuses ou fonds précieux, établissant dialogue entre tradition iconographique orthodoxe et patrimoine méditerranéen.
🎨 Fonds travaillés complexes (2023-2025)
Arrière-plans sophistiqués fruit de multiples interventions : couches superposées, grattages, glacis, motifs ornementaux, parfois dorure. Profondeur spatiale ambiguë rappelant mosaïques antiques.
🔍 Construction minutieuse
« Brique par brique » au pinceau n°0 (le plus fin), transformant chaque toile en microcosme narratif dense.
📏 Supports variés
- Toile tendue (formats classiques)
- Panneau de bois préparé (petits formats et innovation 2025 : grands formats circulaires 80 cm)
Quelle est l’exposition actuelle et comment la voir ?
📅 « Les Belles de Carthage » s’est clôturée physiquement le 12 novembre 2025 à l’Espace Imagin’, Carthage Dermech.
🌐 Mais l’exposition reste accessible :
- Visites virtuelles guidées en ligne organisées par CAPSA jusqu’à fin novembre 2025
- Documentation complète sur le site de CAPSA et ArtNova Gallery
- Certaines œuvres disponibles à l’achat sur ArtNova Gallery
🔮 Prochaines expositions 2026 :
- Plans pour une tournée en Estonie en discussion
- Annonces à suivre via CAPSA : Art et Culture et ArtNova Gallery
📍 Contact Espace Imagin’ :
26 rue Pline, Carthage Dermech, Tunisie
Tél : +216 98 305 125
Combien coûtent les œuvres et comment en acquérir une ?
💰 Fourchettes de prix (variables selon format, période, technique) :
Petits formats (30×30 ou 40×40 cm) : Plus accessibles pour débuter une collection
Moyens formats (80-100 cm) : Équilibre investissement/présence
Grands formats (jusqu’à 130×130 cm) : Investissement plus conséquent, œuvres majeures
Formats circulaires sur bois (80 cm diamètre, innovation 2025) : Pièces uniques recherchées
🛒 Où acheter :
1. ArtNova Gallery (en ligne) : artnova.gallery
- Sélection rigoureuse et certifiée
- Documentation complète (certificat d’authenticité, provenance, biographie)
- Livraison sécurisée
2. Les Leaders Visionnaires : lesleadersvisionnaires.fr
- Collection exclusive
- Pièces authentiques certifiées
3. Contact direct :
Via l’association CAPSA : Art et Culture (pour commandes spéciales)
📈 Investissement : Cote en progression de +20% en 2025, acquisitions d’État, reconnaissance internationale croissante.
Olga Malakhova accepte-t-elle les commandes personnalisées ?
L’artiste se concentre principalement sur ses collections personnelles pour ses expositions, suivant sa démarche de conteuse picturale qui développe des séries thématiques cohérentes (« Les Belles de Carthage », « Lady Elyssa », « Femina Sapiens »).
Pour toute demande particulière :
Contacter l’association CAPSA : Art et Culture qu’elle préside. Selon la disponibilité et la pertinence thématique, des projets spécifiques peuvent être envisagés.
💡 Note : Sa méthode de travail (recherches documentaires approfondies, méditation, construction minutieuse) nécessite du temps. « Parfois je reste debout une journée sans manger, je perds la notion du temps. Certaines œuvres accouchent dans la douleur. »
📚 Glossaire Enrichi pour Collectionneurs
Termes Techniques Essentiels
Acrylique : Peinture synthétique à séchage rapide permettant superpositions et glacis. Privilégiée par Olga pour luminosité chromatique et polyvalence.
Technique mixte : Combinaison de plusieurs médiums (acrylique + encre de seiche + café + parfois huile) créant richesse texturale et profondeur narrative caractéristique du style Malakhova.
Feuille d’or : Or véritable (22-24 carats) appliqué selon techniques byzantines. Innovations 2023-2025 : rehaussements sur fonds complexes créant dialogues entre tradition iconographique et patrimoine méditerranéen.
Fonds travaillés complexes : Innovation stylistique majeure 2023-2025. Arrière-plans actifs (non plus simples surfaces d’accueil) résultant de multiples interventions : couches superposées, grattages, glacis, motifs ornementaux, parfois dorure. Créent profondeur spatiale ambiguë rappelant mosaïques antiques.
Pinceau n°0 : Outil de précision extrême pour construction « brique par brique ». Signature technique Malakhova : chaque millimètre carré contient détails microscopiques nécessitant ce pinceau très fin.
Glacis : Couche transparente/translucide sur couche sèche, modifiant subtilement tonalité et créant profondeur optique. Technique héritée de la peinture vénitienne, utilisée par Olga dans fonds complexes.
Patrimoine Tunisien : Références Historiques
Didon/Élyssa : Reine légendaire fondatrice de Carthage (814 av. J.-C.). Princesse phénicienne de Tyr, achète astucieusement territoire (légende peau de bœuf), fonde Carthage. Amante tragique d’Énée dans l’Énéide. Thématique majeure chez Olga : exposition « Les Belles de Carthage » (2025), série « Lady Elyssa » (2019, 21 tableaux).
Énée : Héros troyen, fils de Vénus. Fuit Troie, fait escale à Carthage. Romance tragique avec Didon (l’abandonne pour fonder Rome). Couple mythologique central exploré par Olga comme récit fondateur méditerranéen.
Tanit : Déesse carthaginoise punique (VIIe-IIe s. av. J.-C.). Symbole géométrique stylisé (triangle + disque + bras). Symbole récurrent dans iconographie Malakhova incarnant permanence des croyances antiques.
Tophet de Carthage : Sanctuaire punique (VIIIe-IIe s. av. J.-C.) dédié aux rites funéraires infantiles. Lieu archéologique de mémoire douloureuse. Réinterprétation d’Olga (2025) : « La Belle du Tophet » transforme le site en figure féminine sereine et protectrice, « espace de beauté et de mémoire ».
Dame de Carthage : Mosaïque romaine (IIe-IIIe s.) représentant figure féminine élégante. Actuellement non exposée au Bardo mais source d’inspiration directe exposition 2025. Olga l’a « vue il y a longtemps » et la « fait revivre » picturalement.
Mosaïque de Virgile et ses Muses : Chef-d’œuvre romain (IIIe s.) du Bardo représentant le poète Virgile entre Clio (Histoire) et Melpomène (Tragédie). Olga la considère sujet d’une de ses œuvres majeures futures : « Je dois faire un travail mental pour savoir quelles techniques utiliser, avec un style malakhovien. »
Tesselle : Petit cube (pierre, marbre, verre) constituant unité élémentaire de la mosaïque. Olga intègre visuellement ce concept dans sa technique « brique par brique », établissant lien formel entre mosaïque antique et composition contemporaine.
Stèle punique : Monument votif vertical gravé (VIIIe-IIe s. av. J.-C.) portant inscriptions phéniciennes, symboles religieux. Source documentaire consultée par Olga au Bardo.
Céramique de Qallaline : Céramiques décoratives traditionnelles du quartier Qallaline (Médina de Tunis). Motifs géométriques (entrelacs, étoiles) et floraux (palmettes) aux glaçures polychromes éclatantes. Héritage andalous. Référence chromatique chez Olga.
Art Naïf et Mouvements Connexes
Art Naïf : Courant artistique caractérisé par spontanéité apparente, compositions denses sans perspective académique, couleurs vives, foisonnement décoratif. Olga s’y rattache tout en s’en distinguant par érudition (« art naïf cultivé »).
Douanier Rousseau (Henri Rousseau, 1844-1910) : Figure emblématique art naïf français. Autodidacte, jungles luxuriantes, compositions denses. Référence critique fréquente pour situer travail d’Olga dans tradition naïve.
Frida Kahlo (1907-1954) : Artiste mexicaine combinant autobiographie, symbolisme, surréalisme, art populaire. Autre référence pour comprendre fusion chez Olga entre personnel (héritage estonien) et patrimoine adopté (Tunisie).
École de Tunis : Mouvement tunisien (1950-1970) fusionnant modernité européenne et traditions locales. Pionniers : Aly Ben Salem, Jellel Ben Abdallah, Zoubeir Turki, Abdelaziz Gorgi. Olga s’inscrit dans leur lignée tout en développant langage personnel de conteuse.
Concepts Clés de l’Œuvre
Conteuse picturale : Concept central définissant démarche d’Olga depuis 2020-2025. Ne pas simplement représenter mais raconter histoires par l’image, transmettre récits fondateurs, faire dialoguer époques à travers compositions narratives complexes nourries de recherches documentaires approfondies. Terme consacré par médias (ArtNova Gallery : « conteuse visuelle de l’âme ancienne de la Tunisie »).
Permanence : Fil conducteur philosophique depuis 2015, remplaçant notions de rupture/contestation. Désigne continuité des traditions, symboles, mythes fondateurs à travers siècles, malgré changements de civilisations. Olga célèbre cette permanence plutôt que la déconstruire. Exemple : permanence de la femme tunisienne de Tanit aux femmes de la révolution 2011.
Hommage au passé : Thématique récurrente : revisiter époques antiques (punique, romaine, byzantine) non pas avec nostalgie mais avec regard de transmission active. Chaque tableau = hommage documenté à strate historique du patrimoine tunisien.
Recherches documentaires : Méthodologie fondamentale : visites régulières musées (Bardo, Sousse), étude mosaïques/terres cuites, consultation ouvrages scientifiques, analyse détails iconographiques. Nourrissent précision historique et symbolique des compositions.
Art naïf cultivé : Paradoxe Malakhova : spontanéité apparente (forme naïve joyeuse, colorée, foisonnante) mais construction savante (fond érudit où chaque élément renvoie à référence documentée). Érudition déguisée en spontanéité.
🔗 Ressources et Liens Essentiels
Où Acquérir les Œuvres d’Olga Malakhova
🎨 ArtNova Gallery – Collection Olga Malakhova
Galerie en ligne spécialisée art contemporain méditerranéen. Sélection rigoureuse d’œuvres originales certifiées en acrylique et technique mixte, tous formats. Documentation complète fournie (certificat d’authenticité, provenance, biographie).
🖼️ Les Leaders Visionnaires – Olga Malakhova
Boutique en ligne proposant sélection exclusive de tableaux authentiques de l’artiste tuniso-estonienne.
Galeries Partenaires et Espaces d’Exposition
Espace Imagin’ : 26 rue Pline, Carthage Dermech, Tunisie | Tél : +216 98 305 125
Galerie d’art contemporain, partenaire régulier d’Olga depuis 2019. A accueilli expositions majeures dont « Les Belles de Carthage » (2025).
Galerie Saladin : Sidi Bou Saïd, Tunisie
Galerie historique dans village andalou aux architectures blanches et bleues. A accueilli « Femina Sapiens » (2023) et autres expositions.
Musées Patrimoniaux (Sources de Recherche)
Musée National du Bardo
Tunis. Collections exceptionnelles de mosaïques romaines que l’artiste visite plusieurs fois par mois depuis 35 ans pour recherches documentaires. Abrite mosaïque de Virgile et ses Muses, « Dame de Carthage », terres cuites antiques.
Musée Archéologique de Sousse
Site consulté régulièrement par Olga pour céramiques et mosaïques régionales.
Site Archéologique du Tophet : Carthage
Sanctuaire punique réinterprété par Olga dans « La Belle du Tophet » (2025).
Associations et Organisations
Association CAPSA : Art et Culture
Présidée par Olga Malakhova. Dédiée à promotion de l’art contemporain et valorisation du patrimoine tunisien. Organise workshops, visites virtuelles, événements culturels.
Union des Artistes Plasticiens Tunisiens
Organisation professionnelle dont Olga est membre active.
Fédération Tunisienne des Arts Plastiques
Olga y est membre.
Publications Scientifiques d’Olga Malakhova
📚 Du tableau à l’installation. La construction du paysage en Tunisie, de l’époque coloniale à nos jours (Thèse, ANRT, 2020)
📚 Patrimoine et contemporanéité : une équation identitaire dans la production culturelle (Direction d’ouvrage, 350 pages, Imprimerie Officielle République Tunisienne, 2015)
📄 « Fusion de l’Europe et de l’Orient dans l’œuvre de Paul Klee » (Article, 2011)
📄 « Construction de l’espace paysagé tunisien : tunisianité et identité » (Chapitre, 2015)
Presse et Médias (Couverture Récente 2025)
📰 Webdo Tunisie : Couverture détaillée « Les Belles de Carthage » (novembre 2025), portfolios, interviews
📰 La Presse de Tunisie : Articles documentés sur expositions, parcours de l’artiste
📰 Le Temps : Critiques d’art approfondies, analyses stylistiques
📰 ArtNova Gallery Blog : Analyse approfondie rôle de « visual storyteller » (novembre 2025)
🎬 Émission TV : « Panache » avec Mondher Zid (novembre 2025) sur YouTube
🐦 Réseaux sociaux : Posts de diplomates tunisiens (@ChaouaniSarra et autres) saluant exposition 2025
Expositions Virtuelles et Contenus Numériques
🌐 Visites virtuelles guidées : « Les Belles de Carthage » accessible en ligne via CAPSA jusqu’à fin novembre 2025
📸 Instagram : Posts sur exposition collective Résidence de Russie « Ponts Culturels Méditerranéens » (mai 2025)
🌟 Conclusion : Investir dans une Mémoire Vivante
Olga Malakhova incarne une figure rare et précieuse dans l’art contemporain méditerranéen : celle de la chercheuse-conteuse qui conjugue avec maestria rigueur documentaire et liberté créatrice, érudition patrimoniale et spontanéité narrative joyeuse.
Un Pont Culturel Unique Nord-Sud
Venue des brumes baltiques d’Estonie il y a 38 ans, elle a su faire de la Tunisie lumineuse non seulement sa patrie artistique mais le sujet même de son œuvre de transmission. Son regard, « de l’extérieur » au départ, est devenu au fil des décennies « profondément intérieur », créant cette perspective unique qui fusionne :
✨ Héritage estonien : Icônes orthodoxes, matriochkas, école de Saint-Pétersbourg
✨ Patrimoine tunisien : Mosaïques romaines, symboles puniques, art berbère, céramiques de Qallaline
✨ Modernité picturale : Acrylique, technique mixte, feuille d’or, fonds complexes
Une Démarche Documentaire Exceptionnelle
Ce qui distingue fondamentalement Olga Malakhova, c’est sa méthodologie de recherche :
- Visites régulières (plusieurs fois par mois depuis 35 ans) au musée du Bardo
- Consultation assidue d’ouvrages scientifiques sur le patrimoine
- Analyse minutieuse de détails iconographiques (tesselles, drapés, symboles)
- Méditation avant et après la création pour trouver harmonie
Cette rigueur fait de chaque tableau non pas une simple représentation esthétique mais un récit visuel documenté où chaque couleur, symbole, forme renvoie à une source patrimoniale authentique.
Des Thématiques Intemporelles
Les sujets qu’elle explore traversent les âges et conservent leur pertinence :
💑 Couples mythologiques : Didon et Énée, récit fondateur tragique de Carthage
🏛️ Hommage au passé : De l’époque punique (Tanit) à la période romaine (mosaïques)
👩 Permanence féminine : Continuité du rôle central de la femme à travers civilisations
🌍 Dialogue multiculturel : Patrimoine juif tunisien, diversité méditerranéenne
Un Investissement Artistique et Patrimonial Solide
📈 Indicateurs de Valeur 2025 :
✅ Cote en hausse : +20% sur plateformes en ligne
✅ Reconnaissance institutionnelle : Acquisitions d’État (dont « Lady Elyssa »)
✅ Succès d’exposition : 1 500+ visiteurs « Les Belles de Carthage »
✅ Médiatisation croissante : ArtNova Gallery, Webdo, diplomates tunisiens
✅ Projets internationaux : Tournée Estonie 2026 en discussion
✅ Double expertise : Artiste ET docteure en esthétique
✅ Présence collections : Publiques et privées, Tunisie et international
Pourquoi Acquérir une Œuvre Maintenant ?
🎨 Pour sa singularité : Style immédiatement reconnaissable, « art naïf cultivé » unique fusionnant spontanéité apparente et construction savante
📚 Pour sa profondeur : Œuvres nourries de recherches approfondies, chaque tableau raconte histoire documentée du patrimoine tunisien millénaire
🏆 Pour sa qualité : Technique minutieuse « brique par brique » au pinceau n°0, fonds travaillés complexes, parfois feuille d’or
💰 Pour sa valeur : Cote en progression constante, acquisitions d’État, reconnaissance internationale croissante
🌍 Pour son message : Célébration de la permanence des traditions, transmission de la mémoire collective, dialogue entre cultures
🎁 Pour son sens : Offrir une œuvre d’Olga, c’est offrir un morceau d’histoire tunisienne réinventée, un récit visuel qui traverse les siècles
Une Invitation au Voyage Intérieur
Dans un monde contemporain souvent tourné vers la nouveauté et la rupture, Olga Malakhova nous rappelle avec force la valeur de la permanence, de la transmission, de l’enracinement.
Ses toiles ne sont pas de simples objets décoratifs : ce sont des livres d’histoires picturales, des récits visuels qui préservent et transmettent la mémoire collective tunisienne de Carthage antique à nos jours.
Découvrir ses œuvres sur ArtNova Gallery, c’est :
- Entrer dans un univers narratif où chaque détail raconte
- Participer à la préservation d’un patrimoine millénaire
- Investir dans un art qui dialogue entre tradition et modernité
- Acquérir une pièce unique d’une artiste dont la cote ne cesse de croître
Chaque tableau d’Olga Malakhova est une fenêtre ouverte sur l’âme ancienne de la Tunisie, un pont lumineux entre Nord et Sud, un hymne à la beauté permanente des traditions méditerranéennes.
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4️⃣ Planifiez Votre Visite
Si vous êtes en Tunisie ou prévoyez un voyage :
📍 Espace Imagin’ : 26 rue Pline, Carthage Dermech | Tél : +216 98 305 125
📍 Musée du Bardo : Découvrez les mosaïques qui inspirent Olga
📍 Site de Carthage : Visitez le Tophet et autres lieux réinterprétés dans ses œuvres
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📌 À Propos de Cet Article
Rigueur Documentaire et Sources Vérifiées
Cet article de référence complet sur l’artiste-peintre et conteuse picturale Olga Malakhova a été rédigé avec le souci constant de l’exactitude historique et de la précision documentaire.
📚 Sources primaires :
- Interviews directes de l’artiste (Le Petit Journal, L’instant-M, émission Panache 2025)
- Publications scientifiques d’Olga Malakhova (thèse, articles, ouvrages dirigés)
- Catalogues d’exposition officiels (Espace Imagin’, Galerie Saladin)
📰 Sources secondaires vérifiées :
- Articles de presse spécialisée (Webdo, La Presse de Tunisie, Le Temps, Leaders)
- Critiques d’art (Jean-Baptiste MESONA et autres)
- Sites institutionnels (musée du Bardo, associations culturelles)
- ArtNova Gallery et Les Leaders Visionnaires (galeries partenaires)
🔍 Méthodologie :
- Croisement systématique des informations
- Vérification des dates, chiffres, citations
- Mise à jour régulière (dernière : 14 novembre 2025)
- Citations entre guillemets pour distinguer paroles de l’artiste
Crédits et Remerciements
Rédaction et recherches : Jean-Baptiste MESONA, Calliope Services
Publication initiale : 31 octobre 2025
Mise à jour enrichie : 14 novembre 2025
Plateforme : ArtNova Gallery
Remerciements :
- Olga Malakhova pour son temps et sa générosité lors des interviews
- Association CAPSA : Art et Culture pour documentation
- Espace Imagin’ et Galerie Saladin pour accès archives
- Musée national du Bardo pour ressources patrimoniales
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Toute reproduction, même partielle, nécessite autorisation écrite.
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