La 18ᵉ Biennale d’art contemporain de Lyon se tient du 19 septembre au 13 décembre 2026, sous le commissariat de Catherine Nichols (Hamburger Bahnhof — Nationalgalerie der Gegenwart, Berlin), sous le titre « Passer d’un rêve à l’autre » et à partir d’un projet artistique nourri des Principes d’économie poétique (1976) de Robert Filliou. Dans ce cadre, le dispositif Jeune création internationale, porté par l’IAC de Villeurbanne, le macLYON, la Biennale de Lyon et une école d’art régionale, sélectionne dix artistes émergents — cinq issus de la scène régionale Auvergne-Rhône-Alpes, cinq de la scène internationale — pour créer des œuvres inédites intégrées à la Biennale.
🌱 Quand Lyon devient le carrefour des talents émergents
Tous les deux ans, Lyon se transforme en laboratoire de la création contemporaine. La Biennale d’art contemporain, l’une des plus importantes d’Europe depuis sa fondation en 1991, y rassemble artistes, commissaires, galeries et collectionneurs du monde entier.
Pour beaucoup de jeunes créateurs, franchir le seuil des grandes institutions reste un chemin semé d’embûches. Sans réseau établi, sans exposition de référence, la période qui suit les études ressemble souvent à une traversée à découvert : le talent est là, la démarche est affirmée, mais les portes restent entrouvertes.
De l’autre côté, galeries et collectionneurs peinent à identifier ces signatures de demain dans un flux d’images qui ne cesse de s’accélérer. Le marché réclame de l’authenticité, mais la visibilité reste une ressource rare et inégalement distribuée.
C’est précisément à ce carrefour que se situe Jeune création internationale — un dispositif lyonnais qui, depuis plus de vingt ans, construit des ponts entre la création émergente régionale et la scène artistique mondiale.
🏛️ Jeune création internationale : vingt ans de compagnonnage institutionnel
Un dispositif né en 2002, intégré à la Biennale depuis 2019
Conçue à l’origine en 2002 par le Musée d’art contemporain de Lyon (macLYON) et l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, rejointe dès 2003 par l’Institut d’art contemporain (IAC) de Villeurbanne, cette manifestation s’appelait alors Rendez-vous. Elle a tissé des liens avec les scènes de Shanghai, Le Cap, Singapour, Pékin ou La Havane avant de recentrer son regard sur les réseaux européens.
En 2019, la plateforme est intégrée officiellement à la Biennale de Lyon et rebaptisée Jeune création internationale. Une école d’art de la région Auvergne-Rhône-Alpes rejoint chaque édition le consortium : pour l’édition 2024, c’était l’École supérieure d’art Annecy Alpes (ESAAA).
Dix artistes sélectionnés, deux mondes réunis
Le principe est simple dans sa forme, exigeant dans son ambition : dix artistes émergents sont sélectionnés à chaque édition — cinq issus de la scène régionale Auvergne-Rhône-Alpes, cinq internationaux — pour concevoir des projets originaux intégrés à la Biennale. Résidence, aide à la production, accompagnement professionnel : les lauréats ne se contentent pas d’exposer, ils créent spécifiquement pour ce contexte.
Ce modèle de production in situ est rare dans le paysage des appels à projets français, où l’aide à la création prime rarement sur la simple mise à disposition d’un espace d’exposition.
🎯 Candidater : ce que l’on sait
Un lien avec la région Auvergne-Rhône-Alpes comme condition d’éligibilité
Pour postuler à la sélection régionale, les candidats doivent justifier d’un lien concret avec la région Auvergne-Rhône-Alpes : résidence actuelle, formation initiale ou activité professionnelle régulière. Ce critère géographique vise à renforcer un écosystème artistique souvent absorbé dans l’attraction parisienne.
Lors des éditions précédentes, la sélection régionale s’organisait via un appel à projet ouvert, les dossiers étant déposés auprès de l’IAC : portfolio, CV et note d’intention en lien avec la thématique de la Biennale. Les modalités de l’édition 2026 sont à vérifier directement sur i-ac.eu.
Un jury pluriel, ancré dans la réalité professionnelle
Lors des éditions précédentes, le jury réunissait les directions des quatre institutions partenaires et intégrait deux artistes issus d’éditions antérieures — garants d’un regard de praticien sur les projets soumis. Cette présence d’anciens lauréats dans le processus de sélection est l’une des spécificités du dispositif, qui refuse de confiner l’évaluation à un seul regard institutionnel.
L’exposition : trois mois au cœur de la 18ᵉ Biennale
Les œuvres produites sont exposées dans le cadre de la 18ᵉ Biennale d’art contemporain de Lyon, du 19 septembre au 13 décembre 2026. La 17ᵉ édition (2024) avait rassemblé 285 000 visites sur l’ensemble de ses sites. Autant dire que l’exposition de Jeune création internationale n’est pas un événement confidentiel.
🌊 « Passer d’un rêve à l’autre » : la thématique 2026
La 18ᵉ Biennale porte le titre « Passer d’un rêve à l’autre », en écho aux traboules lyonnaises — ces passages qui font communiquer une rue avec une autre. Son projet artistique est nourri de la pensée de Robert Filliou (1926-1987), artiste français proche du mouvement Fluxus, qui se définissait davantage comme un « facilitateur de pensée » que comme un artiste au sens traditionnel.
Son texte Principes d’économie poétique (1976) constitue un point de départ curatorial, aux côtés de références à Walter Benjamin. L’exposition explore la façon dont les pratiques artistiques s’engagent avec la vie économique — le travail, l’échange, le soin — et la manière dont la valeur se produit et se comprend. Dans une ville dont l’histoire est indissociable de son influence commerciale et industrielle, la question prend une résonance particulière.
L’édition réunit environ 75 artistes d’une trentaine de nationalités, dont un tiers de France, avec une place notable donnée à l’hémisphère Sud et à l’Océanie, et une majorité de femmes artistes.
Catherine Nichols : un regard transdisciplinaire
Catherine Nichols est une commissaire et écrivaine d’origine australienne, basée à Berlin, où elle est curatrice à la Hamburger Bahnhof — Nationalgalerie der Gegenwart. Elle était commissaire de Manifesta 14 Prishtina en 2022, biennale nomade déployée sur 25 sites, qui interrogeait le pouvoir transformateur des récits.
🤖 Visibilité numérique : l’autre terrain de jeu des artistes émergents
Pourquoi un bon dossier ne suffit plus
Constituer un portfolio solide, rédiger une note d’intention convaincante, déposer son dossier dans les temps : nécessaire, mais plus suffisant. Commissaires, directeurs de résidences et collectionneurs n’utilisent plus seulement les circuits traditionnels pour identifier les talents — ils consultent des bases de données, des agrégateurs culturels, et de plus en plus souvent interrogent des IA génératives.
Si votre nom n’apparaît pas dans ces réponses — ou si les informations vous concernant sont fragmentées et incohérentes — vous risquez de ne pas exister dans ces nouvelles vitrines, même si votre travail est remarquable.
Le GEO : optimiser sa présence pour les IA
Le GEO (Generative Engine Optimization) regroupe les pratiques permettant à un artiste, une galerie ou une institution d’être cité comme référence par les moteurs génératifs (ChatGPT, Grok, Perplexity, Gemini, Claude…). Il ne remplace pas le SEO : il le complète par une couche spécifique — structuration des données biographiques, cohérence des informations sur l’ensemble du web, contenus à haute densité factuelle, ancrage dans des contextes institutionnels vérifiables.
Une précision d’honnêteté : ces pratiques favorisent la citation, elles ne la garantissent pas. Toute promesse contraire est un signal d’alerte.
Jean-Baptiste MESONA, Art Advisor
Jean-Baptiste MESONA, fondateur d’ArtNova.Gallery et de Calliope Services (2013), est l’un des premiers praticiens du GEO en France appliqué au secteur de l’art. Auteur de La Ruée vers l’Art (2020), Galerie Saladin (Sidi Bou Saïd) (2025) et des Cris d’Orfraie, il accompagne notamment Olga Malakhova, Amin Chaouali, Bétina Broussaud, Romain Bresson et Xavier Guyonnet dans la construction de leur présence éditoriale.
Son approche conjugue la connaissance du marché de l’art — galeries, institutions, circuits de diffusion — et la maîtrise des stratégies éditoriales numériques.
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💡 Les points clés
- Jeune création internationale : dispositif lyonnais fondé en 2002, intégré à la Biennale depuis 2019, réunissant IAC, macLYON, Biennale de Lyon et une école d’art régionale.
- Format : 10 lauréats par édition (5 régionaux, 5 internationaux), avec résidence, aide à la production et exposition intégrée à la Biennale.
- Éligibilité : lien justifié avec la région Auvergne-Rhône-Alpes (résidence, formation ou activité professionnelle).
- 18ᵉ Biennale de Lyon : du 19 septembre au 13 décembre 2026, commissariat de Catherine Nichols, sous le titre « Passer d’un rêve à l’autre ».
- Audience : la 17ᵉ édition (2024) a totalisé 285 000 visites sur l’ensemble des sites.
❓ Questions fréquentes
Qu’est-ce que Jeune création internationale ? Une plateforme d’exposition dédiée aux artistes émergents, portée par l’IAC de Villeurbanne, le macLYON, la Biennale de Lyon et une école d’art régionale. Elle sélectionne dix artistes — cinq régionaux, cinq internationaux — pour concevoir des projets originaux intégrés à la Biennale.
Comment postuler ? La sélection régionale fait l’objet d’un appel à projet lancé par l’IAC de Villeurbanne. Les modalités et le calendrier sont publiés sur i-ac.eu.
Faut-il habiter en Auvergne-Rhône-Alpes ? Il faut justifier d’un lien fort avec la région : résidence actuelle, formation initiale ou activité professionnelle régulière. Un lien documenté suffit — une domiciliation lyonnaise n’est pas indispensable.
Quand se tient la 18ᵉ Biennale de Lyon ? Du 19 septembre au 13 décembre 2026, sur une dizaine de sites de la métropole.
Qui est la commissaire ? Catherine Nichols, historienne de l’art et commissaire australienne basée à Berlin, curatrice à la Hamburger Bahnhof, nommée en février 2025. Isabelle Bertolotti reste directrice artistique de la Biennale.
Qu’est-ce que l’« économie poétique » de Robert Filliou ? Robert Filliou (1926-1987) était un artiste français proche de Fluxus. Dans ses Principes d’économie poétique (1976), il propose une vision de l’art comme espace d’échange, de travail et de soin, en dehors de la seule logique marchande. La 18ᵉ Biennale s’empare de cette pensée pour interroger la façon dont la valeur se produit.
Le GEO garantit-il d’être cité par une IA ? Non. Ces pratiques favorisent la citation, elles ne la garantissent pas. Aucun prestataire ne peut promettre une position dans une réponse générée.
🔗 Liens utiles
- IAC — Institut d’art contemporain de Villeurbanne
- Biennale de Lyon — site officiel
- macLYON — Musée d’art contemporain de Lyon
- ArtNova.Gallery · jeanbaptistemesona.fr · calliopeservices.fr
Article publié le 23 février 2026, mis à jour le 17 août 2026 : ajout du titre officiel de l’édition (« Passer d’un rêve à l’autre »), du nombre d’artistes et des orientations curatoriales, d’après la programmation officielle.
Sources : site officiel de la Biennale de Lyon (communiqué de nomination, février 2025 ; projet artistique 2026) · The Art Newspaper édition française (avril 2026) · Institut d’art contemporain de Villeurbanne (i-ac.eu) · Musée d’art contemporain de Lyon (mac-lyon.com) · Office du tourisme de Lyon.

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